Facebook a 15 ans et se porte plutôt bien

Ce lundi 4 février 2019, Facebook a 15 ans. Malgré des dernières années un peu chahutées – surtout en occident -, l’entreprise américaine se porte plutôt bien. Rien que sur le dernier exercice budgétaire, la firme de Mark Zuckerberg a engrangé un bénéfice de 22 milliards de dollars (+39%) pour un chiffre d’affaires de 55 milliards. Le nombre d’abonnés continue à croître quoiqu’on puisse en penser, et ce, malgré les scandales du type Cambridge Analytica.

« Concernant le nombre d’utilisateurs, Facebook revendique pour son application principale, 2,32 milliards d’utilisateurs actifs par mois et 1,52 milliard d’utilisateurs actifs par jour. Une progression de 9 % sur un an, peut-on lire sur Générations Nouvelles Technologies. Si la croissance est dopée par l’Inde, l’Indonésie et les Philippines, il y a également un regain d’utilisateurs en Europe alors que la tendance était à la baisse depuis début 2018. Pour rendre compte de l’ampleur de sa communauté d’utilisateurs, Facebook indique que près de 2,7 milliards de personnes à travers le monde ont utilisé une de ses applications en décembre (Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp), et avec une moyenne de plus de 2 milliards par jour. »

Facebook a 15 ansFacebook a 15 ans et se porte plutôt bien. J’ai choisi ce titre pour une bonne raison. Tant vendredi que ce dimanche, j’ai été invité, respectivement par Radio Contact, La Première, La Une et RTL, à répondre à des questions concernant ce mammouth des réseaux sociaux. Les questions, toutes orientées sur les aspects négatifs, tournaient autour de la perte de confiance, de la perte d’abonnés, du départ des jeunes… À toutes ces questions, j’ai répondu , ou bientôt là. Toutes les questions posées donnaient l’impression que Facebook est au bord du précipice.

Facebook a 15 ans et il s’y passe de belles choses

J’avoue que je suis resté sur ma faim. Où sont les questions sur les aspects positifs de Facebook ? Pourquoi, alors que les médias publient article sur article pour dire que Facebook est le mal absolu, plus de 1,5 milliard d’être humains – dont près de 6 millions de Belges – l’utilisent quotidiennement ? Les usages ont-ils changé depuis le lancement de la plateforme ? Quels sont les contenus partagés ? Quelles sont les personnalités ou comptes à découvrir ? Y a-t-il une tendance qui ressort ? Après 15 ans, y a-t-il encore de belles histoires à raconter à propos de Facebook ? Etc etc… Aucune de ces questions ne m’a été posées par les quatre journalistes qui m’ont interviewé ces trois derniers jours.

Il est évident qu’il faut parler de Cambridge Analytica et de tous les scandales liés à la gestion des données personnelles. Évidemment, il faut poser les questions sur la perte de confiance qui en a découlé. La question des trolls et groupes ultra-agressifs n’était pas parmi celles que j’ai entendues mais aurait certainement dû l’être. De tout cela, j’en suis le premier convaincu. Mais je suis plus qu’étonné de cette position qui va unanimement dans un sens : Contre Facebook.

Souvenirs de mon adolescence

Car on aurait pu parler des groupes de communes qui sont d’une efficacité incroyable. De tout le militantisme qui trouve sur Facebook, comme sur d’autres réseaux, une place de choix. On aurait certainement pu trouver des comptes à suivre car drôles et intelligents. Il eut été possible de discuter de l’impact de Facebook sur les artistes et la diffusion de leur art. Etc etc… Pas la peine de continuer cette liste, je ne suis pas là pour faire l’apologie de Facebook, loin de là.

Mais cela me fait penser à mon adolescence. Une infime partie de mon entourage n’avait pas la télévision par choix. Ces personnes ne voulaient, pour une bonne partie d’entre-eux, pas avoir de télé pour favoriser des loisirs plus stimulants pour leurs enfants et pour eux-mêmes. La plupart du temps, lorsqu’ils parlaient de la télévision, c’était pour en dire pis que pendre. Alors qu’aucun d’entre-eux ne regardaient la télévision. Ce qui m’a toujours étonné.

La situation, si elle n’est pas identique, est à mon avis comparable. Certains choisissent de ne pas être sur Facebook ou d’être contre Facebook pour des raisons qui sont très louables, certainement intellectuellement irréprochables mais ceux-là ne font pas toujours les meilleurs journalistes ou les meilleurs chefs d’édition quand il s’agit d’en parler. Je ne dis pas qu’il faut être fan et grand supporter des réseaux sociaux pour traiter du sujet mais a-t-on vu beaucoup de personnes détestant le cinéma couvrir chaque mercredi les sorties ciné ? Que dirait-on si à chaque film qui sort l’on ne posait que des questions négatives ? Pareil pour les livres, le sport, la politique… (On pourrait aussi parler des médias qui n’envoient que des fans mais ça c’est un autre sujet ;-) )

PS : je ne charge personne en particulier. Je ne sais pas qui a choisi l’angle etc etc. Je dis juste que les questions étaient toutes les mêmes et toutes négatives.

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