Réseaux sociaux et journalisme, une évidence

Réseaux sociaux et journalisme, leur histoire et leur rapport à l’actualité. Pourquoi et comment bâtir son e-réputation en tant que journaliste ?

réseaux sociaux et journalisme

Médias et réseaux sociaux sont devenus des espaces d’expression pour des milliards de gens sur Internet. Le poids de ces réseaux sociaux, tels Twitter ou Facebook, dans l’interaction entre journalistes, sources et lecteurs est devenu colossal. Un aperçu des usages journalistiques des réseaux sociaux montre déjà le potentiel qu’ils recèlent pour l’information à l’avenir.

Depuis l’apparition d’Internet figurent désormais en bonne place les médias sociaux et réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Instragram, YouTube, Linkedin, Snapchat… sont des supports d’expression et de mise en relation d’une richesse extraodinaire. Les journalistes ne pouvaient que s’emparer d’eux. Qu’ils le veuillent ou non. D’abord parce que les plus connus rassemblent déjà, pour certains d’entre eux, plus d’un milliard d’utilisateurs et qu’ils permettent aux médias de toucher des publics divers et nouveaux. Ensuite, parce qu’ils sont une source intarrissable de production diverses, de documents, de données qui peuvent intéresser les journalistes à la recherche de sources renouvelées, d’informations rapides, de captation de tendances… Même si le poids des réseaux sociaux dans l’interaction entre journalistes, sources et lecteurs n’est pas encore majeur et décisif, cet état des choses ne cesse d’augmenter.

Les usages les plus fréquents pour le couple réseaux sociaux et journalisme

Le partage

Dans une optique de stratégies de marque, où les contenus sont déclinés sur plusieurs supports pour élargir le lectorat potentiel, les médias sociaux sont un vecteur efficace de diffusion, que ce soit sur Facebook, Twitter…

L’e-réputation

Certains journalistes utilisent Twitter ou Facebook pour exprimer leur personnalité, leurs goûts (coup de cœur culturel ou coup de chapeau à un confrère, à un reportage) pour se valoriser (conférence publique, publication…), en espérant ainsi être repérés et/ou imposer leur « marque » personnelle. Il s’agit de constuire son e-réputaiton sur les réseaux sociaux afin de gagner en notoriété. Comme l’expliquaient, Hugo Barbieux et Steven Jambot, tous deux journalistes à France 24, lors de leur intervention lors des MasterCamps 2017 du #labdavanac, « Vous serez engagés sur votre réseau et votre réputation ! »

La tribune libre

Le réseau social d’aujourd’hui est un peu le blog journalistique d’hier, cet espace où les journalistes s’autorisent une liberté de ton, de choix des sujets, de jugement que média habituel ne leur donnerait pas. Cet espace mi-personnel mi-rédactionnel autorise donc un autre regard, décalé ou militant, en adoptant un ton de conseil (ou pas), en maniant le commentaire ironique ou le coup de gueule, y compris pour ceux déjà éditorialistes. Ils sont d’ailleurs nombreux à préciser dans leur notice biographique, de manière tantôt sincère tantôt provocatrice, que «leurs tweets n’engagent qu’eux». Ce qui est une vaste blague car un journaliste restera toujours attaché à son média qu’il soit sur Twitter ou non.

La veille, avant la diffusion

Twitter, on en parlait dans le cours/post précendent, va aujourd’hui plus vite que n’importe quel autre média car ses contraintes éditoriales et techniques sont légères. Les journalistes l’ont compris et n’hésitent plus à annoncer une nouvelle de grande ampleur sur Twitter avant de la traiter de manière approfondie pour leur média. L’information se créé souvent d’abord sur les réseaux sociaux et la couverture d’un événement prend forme au point de devenir une référence pour les autres médias. Twitter y a été utilisé par les journalistes comme un média, favorisant une couverture en temps réel à coup de retweets de ce que des citoyens diffusaient ou de tweets que des journalistes, seuls témoins possibles d’un fait, émettaient. Grâce à la limite de 140 caractère par tweet, Twitter se prête particulièrement bien aux citations. Une ou deux phrases sont extraites d’un discours, d’une émission de télévision, etc. avec l’assurance, via Twitter, qu’elles connaîtront une diffusion large et rapide.

Le crowdsourcing

Les réseaux sociaux sont aussi utilisés comme sources pour identifier des sujets et alimenter en témoignages des articles. Les médias d’information peuvent les utiliser pour questionner leurs followers. Les journalistes cherchent directement sur Facebook ou Twitter une recherche de témoignage, eux-mêmes ou en passant par des sites qui ont vocation à mettre en contact des journalistes avec des sources potentielles.

Pour les journalistes, aller sur les réseaux sociaux est une façon de se mêler à ces conversations. Le faire est primordial.

Quels réseaux sociaux ?

Twitter

Facebook

Instagram

Youtube

Linkedin

Snapchat

http://www.strategies.fr/blogs-opinions/idees-tribunes/1061498W/pourquoi-la-reputation-devient-l-indicateur-de-reference.html

https://lab.davan.ac/on-nest-plus-%C3%A0-une-%C3%A8re-o%C3%B9-l-on-garde-l-info-pour-soi-5bd365f5f4c8#.tgqhywt4p

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