Grégoire Comhaire, le point commun entre Wilfried, Médor et 24h01

Grégoire ComhaireGrégoire Comhaire a tout du journaliste tout terrain. Tour à tour journaliste société, correspondant basé à Jérusalem, il a aussi couvert l’info locale bruxelloise. Aucun média ne lui fait peur, il fournit des contenus pour la presse papier, la radio et pour la télévision. Nos routes se sont croisées de nombreuses fois mais surtout lorsque nous travaillions ensemble pour le groupe IPM. Lui à La Libre et moi principalement à La DH. Ce qui a toujours mû ce journaliste passionné, c’est de fournir du travail de qualité. Nos conversations sur ce magnifique métier ont toujours été très intéressantes et enrichissantes.

Il n’est donc pas étonnant de retrouver ce journaliste indépendant (voir son profil) au sommaire des trois newsmags de nouvelle génération parus cette semaine. Que ce soit dans Wilfried, Médor ou 24h01, vous retrouverez un article signé de sa main. Sur des thématiques très différentes. Dans Wilfried, ce sera un reportage sur le café Treurenberg, situé non loin des Parlements fédéraux et flamands, théâtre de nombreuses rencontres entre politiques. Dans Médor, un portait d’un colon originaire d’Anvers installée depuis 30 ans au Proche-Orient. Le dernier, dans 24h01, traite des écoles confessionnelles à Bruxelles. C’est donc comme témoin privilégié de l’essor de ces médias que je le rencontre en marge de la fête de lancement du dernier né de cette joyeuse bande.

« C’est un peu le fait du hasard, il n’y avait rien de prémédité que mes articles paraissent la même semaine », commence-t-il par dire. Mais, comme moi, il ne trouve cela pas vraiment étonnant. « Si ces trois projets sont forts différents, ils ont quand même dans leurs gènes des similitudes qui me plaisent énormément. J’ai une certaine éthique du journalisme, assez idéaliste. Ces trois titres me permettent de tendre vers cet idéal et de pratiquer mon métier avec passion. » Et de citer la possibilité de proposer des sujets atypiques, de pouvoir prendre le temps de l’enquête ou du reportage, de faire passer la qualité avant la vitesse… « Les fondateurs de Médor, 24h01 et de Wilfried ont tous la volonté de créer de la presse différente, moins – voire pas – soumise aux diktats de l’instantanéité. » Ils s’incrivent en plein dans la tendance du slow journalism, avec ces longs reportages, ces portraits fouillés et enquêtes au long cours.

« Après, ces trois projets sont très différents, tient-il à préciser. 24h01 a été pensé pour être un magazine de récits, de grands reportages, à la manière de XXI. Médor, dès le départ, a été pensé comme un newsmag d’investigation, sous forme de coopérative avec forte implication des lecteurs et des journalistes avant sa création. Wilfried, quant à lui, s’est constitué de manière très rapide et très pointue, en se focalisant sur la politique, avec un traitement très particulier. »

Pour Grégoire Comhaire, il ne faut pas voir de concurrence entre ces titres. « Et ils n’ont pas besoin de se différencier. Ils n’étaient pas semblables au départ. Ils restent différents tant dans leurs objectifs que sur leur traitement de l’information. »

Crédit Photo : Google+ Grégoire Comhaire.

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