La fin de Twitter, on en parle

La fin de Twitter semble être proche si l’on en croit les médias américains : Twitter is dying, #RIPTwitter, The End of Twitter… Comme le dit, dans Motherboard, Jan Dawson, le Chief Analyst chez Jackdaw Research, une entreprise de recherche et de conseil qui met l’accent sur les secteurs technologiques : “Pour ce qu’on appelle les power users, Twitter est un excellent outil. Par contre pour les mainstream users, spécialement ceux que Twitter doit attirer ou faire revenir, l’outil n’est pas assez attractif.”

La fin de Twitter

Par ailleurs, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Avec ses 307 millions d’utilisateurs actifs, Twitter stagne, loin des des 1,55 milliard de Facebook ou à bonne distance des 400 millions de personnes actives sur Instagram, mais dont le nombre progresse rapidement. Et encore on ne parle pas du milliard d’utilisateurs de WhatsApp, par exemple. Twitter attire de moins en moins d’utilisateurs et avec seulement 40% des inscrits qui se connectent tous les jours. En comparaison, 65% des utilisateurs sur Facebook utilisent le réseau tous les jours. (Chiffres 2016 provenant du Blog du Modérateur)

Alors que l’entreprise semble se débattre pour survivre, rappel de Jack Dorsey – un des fondateurs de l’entreprise -, licenciement d’une partie du personnel, suppression de la limite de caractère pour les messages privés, en attendant celle des tweets normaux, sans compter les rumeurs quasi-quotidiennes sur les changements que la direction voudrait apporter pour sauver la boîte.

La fin de Twitter. Comment pourrait-il en être autrement tant tout cela semble aller dans tout les sens. La direction ne semble pas avoir de stratégie claire. “Twitter a voulu faire beaucoup de choses en même temps, afficher de la vidéo, des photos avec des systèmes propres. Alors que d’autres plateformes ont pu se focaliser sur un seul et même service et ont réussi à le déborder”, explique Damien Van Achter dans La Libre.

Alors que, en même temps, on ne s’attaque pas vraiment au problème principal : le bruit sur le réseau. Lancé en 2006, le réseau a au début été un réseau de communicants, de politiques… avant d’être adopté par le grand public entre 2010 et 2012. Par exemple, en France, c’est l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn qui semble avoir été le détonateur pour faire rentrer Twitter chez les journalistes et ensuite chez l’utilisateur moyen. Mais voilà, 4-5 ans plus tard, ce même utilisateur ne s’y retrouve plus. Pas, selon moi, que l’information qui l’intéresse n’y soit pas, mais il ne la trouve plus. Au début, il ne savait pas qui suivre. Puis finalement, il a trouvé et a ajouté ses amis, des personnes qui l’inspirent, puis des médias, des artistes, des marques… Maintenant, il suit 800, 1.000 voire 2.000 comptes.

Et c’est cela le noeud du problème : les tweets qui l’intéressent, il ne les voit plus. Ils sont noyés parmi les nombreux tweets de gros producteurs de contenu. Twitter a bien essayé de lancer en janvier 2015 la fonctionnalité While you were away, ou Pendant votre absence en français afin d’accroître son taux d’engagement en ayant des membres plus actifs. Après un an, l’on peut dire que son efficacité laisse à désirer.

Ces problème, je ne le connais pas vraiment. Depuis le début, j’ai créé des listes qui me permettent de segmenter Twitter. Bien que présentes depuis quasi le début, elles ont toujours été quelque peu cachées par le réseau social. Pourtant, depuis bien des années, elles sont, selon moi, la meilleure manière d’éviter au réseau à l’oiseau bleu de prendre l’eau. Au quotidien, je ne suis pas les publications des 5.800 personnes que je follow mais je préfère lire celles d’une liste de 390 personnes dont je lis tout ou une autre composée de 746 journalistes. Cette dernière liste est, pour moi, le meilleur médias du monde :p

La fin de Twitter ? Non, il n’est pas trop tard

Sans être moi-même développeur – loin de là même -, il me semble qu’il ne devrait pas être trop difficile pour Twitter d’aider ses utilisateurs à se créer de nouvelles listes avec, par exemple, les comptes avec lesquels ils ont le plus d’interactions depuis leur inscription, depuis un an… ou encore avec des peoples, des politiques, des twittos marrants, des sportifs, des râleurs magnifiques… afin de leur faciliter la vie au quotidien. Ce serait une bonne piste pour relancer la machine.

Cela étant dit, je ne pense pas qu’il faille parler de la fin de Twitter. Je n’imagine pas une seule seconde que la plateforme qui accueille tant d’influenceurs (politiques, journalistes, stars…) qui, en plus, interagissent entre eux, puisse disparaître. Au pire Google ou Apple vont racheter le service. Enfin, au pire, ou au mieux.

En attendant, je continuerai à expliquer aux gens que je croise en formation ou ailleurs comment créer des listes pour utiliser l’excellent outil qu’est Twitter.

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One thought on “La fin de Twitter, on en parle

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