La génération Y n’est pas pire que les autres

Le texte était un commentaire, à la base. Mais au fur et à mesure, c’est devenu un post. Je suis tombé sur l’article de Catherine – une très chouette copine mais avec qui je ne suis pas toujours d’accord – intitulé : Pourquoi la génération Y m’énerve. Si elle prend la précaution de préciser « d’emblée que ces critiques ne s’adressent pas à tous les natifs des années 80-90 », elle y va quand même au bazooka pour dépeindre cette génération dont je fais un peu partie. Je me suis dis que quelques contre-arguments, cela ne serait pas un luxe. A chacun de se faire plaisir.

Dessin de Beaudet, paru dans le journal de Québec en 2008

Voici donc mon texte. Commentaire par là. Post ici.

Yeah, un exutoire contre la génération Y… Allons-y ! Ma contribution : « Ils sont fainéants. Ils écoutent de le musique de merde. Ils ne lisent plus. Ils ne respectent rien. Ils s’habillent n’importe comment »… Chargeeeeeeeeeez !!!

Ah mais, ce sont des remarques vieux pépés ça… Ca me rappelle surtout mes années secondaires, celles qui datent du siècle dernier !!! Monsieur Maquet – très bon prof de français, enfin pour ceux qui aimaient la littérature comme moi, c’est-à-dire 20% de la classe, tant pis pour les autres – nous le disaient sans cesse. Juste avant de prendre sa pension en 1998.

Et à l’époque, on n’avait pas Internet dans notre campagne hennuyère. Déjà on nous reprochait la même chose. Donc comme le disent sur ton blog Yann ou encore Vinch, je pense qu’il n’y pas du tout matière à généraliser. Ou alors pas à si court terme. Et pas pour la majorité de cette jeunesse.

Car oui, il y a une partie de la jeunesse qui est désabusée, qui s’en fout de tout mais cela n’a rien à voir avec la génération Y. Depuis les années 60 – voire avant -, on reproche les mêmes choses à la jeunesse. Cela fait 50 ans. Avant, t’étais jeune, tu n’avais rien à dire. Il y avait des règles qu’il fallait suivre et puis c’est tout. Et bien, cela fait longtemps qu’une partie – j’insite sur ce mot – de la jeunesse a décidé de plus faire avec. Au grand dam des réactionnaires, qui trouvent que c’était mieux avant. Mais ce n’est qu’une partie de cette jeunesse décriée qui est comme cela. Mais elle est peut-être la plus visible. Parce qu’elle s’exprime.

De toute façon, cela n’a qu’un temps. Il faut de toute façon courber l’échine pour entrer dans le monde du travail. Faire comme les vieux. « On a toujours fait ainsi. » Espèce d’atavisme qui siérait mieux à une caste d’ouvriers du XIXe siècle qu’à nos élites intellectuelles dirigeantes, se disant souvent enfants de la libre pensée… Mon oeil. Si tu fais trop preuve de libre pensée, tu ne conviens pas. Tu es hors circuit.

C’est d’ailleurs comique de voir tant d’anciens révoltés – ces libres penseurs – qui trouvent que c’était mieux avant. Mais pas leur avant à eux, lorsque jeunes ils ne voulaient pas non plus des codes imposés par des vieux depuis leur institut gériatrique, mais par l’avant de ces pépés de l’asile.

« Ils aiment le bling bling », écris-tu. Ok, leurs aînés, il n’aiment pas le bling bling peut-être ? Ne sont-ce pas eux qui tuent tous les rêves de cette génération Y : « Ca rapporte rien ton truc ! Comment tu vas faire pour payer ta voiture, tes vacances au Club et tout le luxe dont tu as besoin ? » Et tant d’autres choses que j’ai déjà entendues. Je ne sais pas qui est le plus bling bling ? Je ne sais pas combien de jeunes de la génération Y rêvent d’avoir une Rolex à 50 ans. Pas moi en tout cas. Ce genre de code social de mes aînés, je ne le méprise pas, je lui vomis dessus.

« Ils ne veulent rien faire pour l’obtenir », écris-tu encore. Il y en a. C’est certain. Mais à nouveau, combien d’anciens, ceux à qui ont devrait « plaire » – comme tu l’écris -, sont désabusés, bouffés par leur boulot, au bout du rouleau, arrogants voire méprisants de cette jeunesse. Quel jeune a envie de suivre ce genre d’image ?

Oui, si, comme tu le dis, des jeunes méprisent les codes de leurs aînés, ne peut-on pas dire que ces derniers méprisent les leurs avec au moins autant de force mais surtout avec plus de méconnaissance. Car nous, les jeunes, nous connaissons les codes de nos aînés et sommes loin de les rejeter tous. Mais combien de ces aînés connaissent-ils les nôtres ? Codes qu’ils prennent plus souvent un malin plaisir à railler qu’à vouloir découvrir… Je pense que le ratio sera bien moins élevé.

Donc pour conclure, il y a des connards partout mais pas plus chez les Gen Y que, par exemple, dans la classe dirigeante actuelle. Sauf que celle-ci est sensée être plus mâture, expérimentée, sage, toussa. Et ce genre de billet sert surtout la cause de ceux qui n’en touche pas une et qui répondront : « T’as vu comment on est considéré et ils voudraient qu’on bosse avec eux ? Rien à foutre… »

Voilà, ma pensée, assez excessive. Comme la tienne. Je pense – j’espère – que ma réaction ne t’étonnera pas outre mesure. Au plaisir de te revoir bientôt.

Quelques mots sur l’auteur de cette célèbre caricature : Marc Beaudet est caricaturiste au Journal de Montréal depuis 2002. Ayant déjà remporté le Concours canadien de journalisme en 2006 dans la catégorie Caricature éditoriale, Beaudet s’est vu décerner en 2009 une Mention honorable au plus prestigieux concours de caricatures, le World Press Cartoon 2009 au Portugal, pour sa caricature sur la génération Y.

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18 thoughts on “La génération Y n’est pas pire que les autres

  1. C’est rigolo de s’énerver, mais lui faire dire des choses qu’elle n’a pas dites, c’est assez petit. Ils écoutent de la musique de merde, ils ne lisent pas, autant de choses qu’elles n’a ni dites ni insinuées.

    Ensuite, le coeur de ton argumentation consiste a dire que chaque génération critique la précédente et la suivante. Ben oui, mais ça ne veut pas dire que les critiques sont nécessairement infondées. Surtout qu’en l’occurrence, ce sont des critiques basées sur nombre d’études sociologiques que je cite dans les commentaires. Donc il ne s’agit pas juste de « c’était mieux avant » de vieux cons. Ce sont des constats largement étayés. Reste a chacun a les interpréter évidemment.

    Après, sauf grossière erreur de ma part, tu es comme moi, de la génération X. Y commence au plus tôt en 80, 81 ou 82 pour la plupart des auteurs. Et évidemment qu’on peut faire plein de reproches a la génération X. Elle est probablement la plus matérialiste, celle qui a le plus abandonné la notion de rêve ou d’idéal, au point de faire du mot idéologie un gros mot. Mais tout ça n’invalide pas les constats sur la génération Y pour autant – si on prend en compte, comme Cath l’a fait, que tout discours sur les générations procède par généralisation, laissant donc la place a nombre d’exceptions et de variations mineures.

    • Oui mais ces constats sont valables depuis quelque 50 ans… Les Gen Y n’ont rien inventés, ils sont comme les autres, pas mieux , pas pires.

      Je trouve que c’est une caricature qui ne vaut pas pour la majorité de la jeunesse, mais pour celle que l’on voit peut-être le plus.

      Elle est, pour moi, la variation mineure… mais chiante, c’est vrai.

  2. Cher Mateusz,
    Ne faisant pas de politique, je me contente de constater l’évolution…
    Je préfère ne rien ajouter, risquant de dire des choses que je regretterai après.
    Amitiés

  3. Bon, c’est pas mal qu’il ait un peu de débat, ça risque de devenir fun :razz: .
    Alors le parti pris de mon post était d’y aller au bazooka parce que je trouvais ça drôle ! C’était assumé et je l’explique à plusieurs reprises.

    Donc ça a effectivement un côté « vieux con ronchon » tout aussi assumé . Maintenant il y a une base sociologique véridique à certains arguments, qui, même si ce n’était pas très subtil, ne se résument pas à « c’était mieux avant ».

    1) Le goût du bling bling: Ben désolé, c’est vrai. La génération y est fortement ancrée dans la consommation. Effectivement ce n’est pas nouveau car elle a bien été influencée à ce niveau par la Génération X et les baby boomer mais le fait est là. Le nier est assez « fleur bleue » en soi.

    2) Le rapport au travail: Il est également un fait certain que la génération Y n’a pas la même relation au travail. Il n’est plus une valeur en soi, comme pour les baby-boomers, et la réussite sociale qu’il promet n’est pas vraiment un incitant pour la génération Y alors qu’elle fonctionnait très bien pour la génération X.

    En soi, c’est un changement très positif: ce qui compte dans le travail, c’est son contenu et l’épanouissement personnel. Je suis assez d’accord avec cette optique. Maintenant ce qui pose problème, c’est que CERTAINS veulent à la fois l’épanouissement maximal et un retour maximal de la part de l’entreprise qui les emploie. Et la ben désolé mais pour l’entreprise, c’est juste pas possible !

    3) Le respect de codes sociaux: C’est assez classique du conflit des générations de critiquer les codes sociaux de l’autre, qu’il soit senior ou junior.
    Rien de neuf sous le soleil. Maintenant le problème que j’ai avec CERTAINS membres de la génération Y, c’est un manque de subtilité quant à la manière de l’exprimer. Il faut choisir entre le bénéfice de la non conformité et le bénéfice des avantages matériels du conformisme. Et ça beaucoup refusent de le faire.

    Maintenant je pourrais te retourner l’argument du bazooka car ton post a un côté « romantique idéaliste des jeunes purs contre les vieux corrompus ». Si c’est assumé fine, mais ça n’est pas plus proche de la réalité que mon premier post.

    • – pour le Bling Bling, je ne suis pas d’accord. Elle est comme les autres. Notre société vire vers le consumérisme à tout crin, rien avoir avec les Y, qui font juste comme les autres. Et il y énormément de jeunes qui ne rentrent pas dans une vision bling bling qui appartient surtout au quadra-quinquas.

      – pas le même rapport au travail ? Evidemment et quelle chance. Quand tu vois la gueule de tant de gens qui bossent depuis 20 ans, tu te dis que jamais tu ne voudrais être comme eux. Il faut donc trouver un autre rapport au travail. Mais le modèle japonais, tout pour le travail, adorer son travail, mourir pour son travail, à d’autres.

      – Qui a dit que les codes sociaux des aînés étaient les bons ?

      Quand j’écris « Donc pour conclure, il y a des connards partout mais pas plus chez les Gen Y que, par exemple, dans la classe dirigeante actuelle. » Je ne pense pas que je sois un romantique idéaliste des jeunes, je dis juste que la Gen Y est comme les précédentes, pas mieux, pas pire. Les vieux ne sont pas corrompus mais ne s’intéressent que très peu au code de la Gen y, qu’ils critiquent plus qu’ils ne comprennent.

  4. Alors j’ai beau lire et relire vos deux articles, en fait je ne vois pas bien de quoi vous parlez.
    Je suis née en 1983, je bosse dans le web, je m’habille en jean et en T-shirt, mi-rebelle, mi-conservatrice, un peu spéciale sur certains points, très normale sur d’autres, je navigue entre deux générations…celle d’avant et celle d’après moi, je regarde les gens autour de moi, et non, décidément je ne vois pas de qui vous parlez. Je crois qu’il n’y a donc bien pas matière à généraliser sur ce point. Et pourtant je suis la reine des préjugés – du « je-mets-les-gens-dans-des-cases » (enfin il paraît)…

    (Ah oui et…Mateusz tu m’excuseras pour ce petit squattage d’article SEO-oriented aussi subtil que discret…mais tu me dois bien ça, hein :-P http://www.amelie-broutin.com/2011/09/17/petit-trait%C3%A9-de-d%C3%A9ontologie-web-2-0/ ) Bizzz

  5. – Pour le Bling Bling: ben oui mais justement ils le continuent bien et en moyenne ils sont pareil que les quadras/quinquas

    – Je te l’ai dit je n’ai rien contre le changement du rapport au travail, mais sur le fait que CERTAINS n’assument pas que ce changement ne leur permettra pas d’accéder aux mêmes avantages que ceux qui y consacraient un maximum de leur temps.

    – Il n’y a pas de « bons » ou de « mauvais » codes sociaux, juste un ensemble de codes avec leurs avantages et leurs inconvénients, et oui certains codes associés à la génération Y me font chier.

    Le coté idéaliste tiens plutôt pour moi au positionnement du « nous les jeunes » qui rentre dans le même mode d’opposition que mon post d’origine et n’est donc pas beaucoup mieux :wink:

    C’est un post de défense, réagissant à un post un peu plus agressif donc c’est de bonne guerre mais encore une fois, il ne faut pas nier certains faits sociologiques non plus.

    C’est malin, tu vas m’obliger à faire un post vraiment sérieux sur mon blog maintenant :smile:

  6. On peut aussi noter que la génération Y, elle se mange en pleine gueule le mode de vie « à crédit » que les générations précédentes ont eu le bon goût de choisir pour elles.

    Alors, oui, ils aiment le bling-bling… mais c’est pas eux qui ont inventé le concept du « vivre au dessus de ses moyens »…

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  8. [562b] [Socrate] Le bien mis en avant, dis-je, et par lequel l’oligarchie s’était établie, c’était bien l’excès de richesse, n’est-ce pas ?
    [Adimante]Oui.
    Et c’est ce même désir insatiable de la richesse et l’indifférence à l’égard de tout le reste induite par le souci de gagner de l’argent qui l’ont conduite à sa perte.
    C’est vrai, dit-il.
    Eh bien, ce que la démocratie définit comme bien, n’est-ce pas un désir insatiable à son égard qui la détruit ?
    Mais dis-moi ce qu’elle définit ainsi.
    La liberté, répondis-je. Ne serait-ce donc pas d’elle dont, dans une cité démocratique, [562c] tu entends dire qu’elle a la part la plus belle et que, pour cette raison, ce n’est que dans une telle cité qu’il convient qu’habite quiconque est par nature libre ?
    On entend en effet, dit-il, ce mot répété à tous bouts de champs.
    Eh bien, dis-je, comme j’allais le dire à l’instant, ce désir insatiable d’elle et l’indifférence à l’égard de tout le reste, c’est cela qui fait changer ce régime et le prépare à avoir besoin de la tyrannie.
    Comment ? dit-il.
    Quand, me semble-t-il, une cité démocratique assoiffée de liberté [562d] a le malheur d’être dirigée par de mauvais échansons, et qu’elle s’enivre plus que de mesure d’elle à l’état pur, alors, si ses dirigeants refusent de filer doux et de lui laisser une totale liberté, elle châtie ceux qu’elle tient pour responsables, comme des meurtriers et des tenants de l’oligarchie.
    Ils agissent en effet, dit-il, ainsi.
    Et ceux, repris-je, qui obéissent aux dirigeants, elle les couvre de boue, les accusant de se livrer eux-même à l’esclavage et d’être des moins que rien, alors que les dirigeants qui se laissent diriger et les dirigés qui dirigent, aussi bien dans les affaires privées que publiques, elle les loue et les honore. N’est il pas alors inévitable que dans une telle [562e] cité la soif de liberté vienne à tous ?
    Comment en serait-il autrement ?
    Et qu’elle s’insinue, dis-je, mon très cher, jusqu’au plus profond des maisons et qu’en fin de compte il n’y ait jusqu’aux animaux en qui l’anarchie se développe ?
    Que veux-tu dire ? demanda-t-il.
    Que, répondis-je, le père s’habitue à devoir traiter son fils d’égal à égal et à craindre ses enfants, le fils s’égale à son père, n’a plus honte de rien et ne craint plus ses parents, parce qu’il veut être libre ; le métèque [563a] s’égale au citoyen et le citoyen au métèque, et la même chose pour l’étranger.
    C’est bien ce qui se passe, dit-il.
    À tout cela, dis-je, s’ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n’ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s’occupent d’eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s’opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s’abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffoneries [563b] et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques.
    C’est tout à fait ça ! dit-il.
    Mais en fait, dis-je, le comble, mon très cher, de l’excès de liberté, tel qu’il apparaît dans une telle cité, c’est quand ceux et celles qui ont été achetés ne sont en rien moins libres que ceux qui les ont achetés. Et dans les relations des hommes avec les femmes et des femmes avec les hommes, le point où en arrivent l’égalité des droits et la liberté, nous étions près de n’en quasiment rien dire !
    [563c] Pourquoi pas, pour citer Eschyle, dit-il, « dire ce qui nous est venu à la bouche à l’instant » ?
    Bien sûr ! repris-je. Et c’est ainsi que je parle. À quel point les animaux qui sont au service de l’homme sont beaucoup plus libres dans une telle cité qu’ailleurs, c’est incroyable pour qui n’en a pas eu l’expérience. Car sans mentir, les chiennes, comme dit le proverbe, deviennent en tous points semblables à leur maîtresses, et les chevaux et les ânes, habitués à aller en tout librement et fièrement, heurtent à tout instant dans la rue les passants qui ne s’écartent pas ; et tout [563d] devient ainsi gavé de liberté.
    C’est, dit-il, mon propre rêve que tu me racontes là ! Car je subis bien souvent de telles mésaventures quand je vais à la campagne.
    Et le résultat, dis-je, de tous ces abus accumulés, tu le conçois, c’est qu’ils rendent l’âme des citoyens si délicate qu’à l’approche de la moindre apparence de servitude, ils s’irritent et ne peuvent le supporter. Et tu sais bien qu’au bout du compte, ils n’ont plus cure des lois écrites ou non écrites afin de n’avoir jamais [563e] nulle part à supporter de maître.
    O combien, dit-il, je le sais !
    Eh bien, dis-je, mon très cher, tel est le beau et vigoureux commencement duquel naît la tyrannie, ce me semble.

    extrait de la république de Platon…

    traduction issue de
    http://cristal.inria.fr/~weis/Rec/Mots/faq003.htm

    je pense que tout y est… (là et dans le reste du texte que vous irez sûrement lire)

    hennuyer Matteusz? j ai encore raté un épisode mais c ‘est ça que j ai du aimer d’emblée chez toi sans le savoir ;)
    amitiés mec!

  9. Pingback: La génération Y n'est pas pire que les autres | Mateusz | La Génération Y | Scoop.it

  10. Merci pour ce post ! En général, on trouve plus de billets qui attaquent la génération Y que de billets qui la défendent.

    Honnêtement, j’ai été « blessée » à la lecture de ce que pense Catherine de ma génération.

    « Ils sont nés avec Internet et ils ne savent pas s’en servir ». Bon, déjà, je ne vais pas jouer sur les mots mais chez moi, on a eu l’Internet ADSL que quand j’avais 15ans. Et si on peut penser que l’école se serait engagée dans la formation d’Internet dès son apparition, en vérité, elle a pris, comme bien souvent, du retard. Je n’ai JAMAIS eu de formation précise sur Internet, ses réseaux sociaux, moteurs de recherche et cie à l’école. Alors comment on fait ? Eh bien, on découvre un peu à l’aveugle comme la génération précédente, je suppose. On ne se sert pas des réseaux sociaux comme d’un atout pour notre (future) vie professionnelle ? Normal, on est encore aux études et bien souvent, on découvre seulement ce que le monde du travail attend de nous (ok, la je parle plus pour les 90 que les 80).

    Je trouve cela un peu facile aussi de nous attaquer sur le bling-bling. Oui, bien sûr, nous sommes une génération très influencée par le matérialisme et le capitalisme. La faute à qui ? Comme tu l’as si bien dit, nous n’en sommes pas à la source. Je ne ferai aucun reproche à mes parents mais c’est la façon dont nous avons été élevé, c’est la société dans laquelle nous avons grandi. Alors que sommes-nous censé faire ? Rejeter en bloc cette société ? Eh, les gars, avant de tirer sur nous, faudrait penser à regarder un peu mieux votre génération. Sans rire, je ne compte plus les « Et tu vas bien gagner ta vie avec ces études-là ? » et ce n’est qu’un exemple.

    On ne fait rien pour l’obtenir. Sérieusement ? Là, franchement, je rigole. Parce qu’il suffit de traîner dans les couloirs des facs et hautes écoles pour se rendre compte qu’on se démène vraiment pour arriver un jour à notre objectif de vie. Et que dire de tous ceux (qui sont de plus en plus nombreux) qui prennent un job d’étudiant pour payer leurs études ? Et je peux le dire, il s’agit plus souvent d’un boulot chiant que d’un job où on s’épanouit.
    Oui, il y en a qui pensent que sans rien faire, tout va leur arriver direct dans la bouche. Sauf qu’une fois encore, il ne me semble pas que ça soit proche à ma génération. Des adultes de 30 ans et plus qui agissent comme cela, j’en croise tous les jours ou presque. Une fois encore, c’est un peu facile de nous coller des étiquettes qui pouvaient très bien aller à nos parents.

    Enfin, il paraît qu’on méprise les codes sociaux de nos aînés parce qu’on s’habille « cool ». Grande nouvelle, la génération précédente s’habillait exactement comme papa-maman pendant sa jeunesse. J’avais cru entendre parler des « codes vestimentaires » des mouvements hippie et punk, j’ai du mal comprendre. Et en ce qui concerne cette fameuse « capacité d’adaptation », je pense qu’on l’a tous en nous. Peut-on nous en vouloir d’attendre d’entrer dans la vie professionnelle pour la développer ?

    Voilà, je crois que j’ai tout dit ou presque. Et je pense que je vais aller mettre ça sous le billet de Catherine, ça y sera encore plus à sa place.

    Bonne journée :)

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