Qu’est ce qu’on partage sur Internet ?

Online is not private. Mis à jour le 8 juin 2017.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple vraiment simple ? Comme à beaucoup d’autres qui sont actifs tant sur Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, Swarm… l’on me demande souvent comment je fais pour gérer ma présence en ligne sur tous ces réseaux pour tout ce qui est privacy.

Pour moi, c’est bien simple. Tout est visible par tout le monde. ce que je veux garder privé, je ne le mets pas en ligne. On ne sera jamais certain que ce qui est en ligne pourra rester secret ad vitam. Même si vous faites des groupes, des cercles et des autres machins, si vous voulez être certain qu’une photo ou qu’une vidéo reste privée : ne la mettez pas en ligne. Quelle emprise peut-on avoir sur ses amis, ses proches, ses collaborateurs… ? Notre meilleur ami le sera-t-il encore dans quatre ans ? Votre petite amie est la personne en qui vous avez le plus confiance au monde mais cela sera-t-il toujours le cas après une rupture ? Un printscreen, une copie… sont si vite réalisés. Et stockés.

Aux étudiants qui passeraient ici, dont certains de l’ISFSC où je donne cours depuis septembre 2016, je vous le dis et le répète, voyez vos réseaux sociaux comme une fenêtre sur la partie de vous que vous voulez montrer aux autres. Cette image de vous qui pourrait, entre autres, vous aider à trouver un job qui vous plaît. Surtout pour ceux qui font des études de communication ou assimilées. Facebook n’est pas une plateforme qui a été construite pour rester en contact avec 127 amis – qui a 127 AMIS – mais bien pour créer des contacts pros. Ne vous faites pas avoir par le leurre que peut apporter un profil privé.

D’ailleurs Scott Baker, dont j’ai découvert l’existence via un partage de Damien Van Achter sur Google +, a très simplement résumé ces quelques lignes : « If you want something to be private don’t post it online – online is not private ».

Et avec son petit graphique, c’est encore plus simple à comprendre :

Voilà, je pense que cela se passe de commentaires. Je propose à tous ceux qui se posent des questions quant à ce qu’ils publient sur Internet, d’imprimer cette image et de la coller près de leur bureau.

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3 thoughts on “Qu’est ce qu’on partage sur Internet ?

  1. Assez d’accord… Jusqu’à un certains point.

    Parceque cette distinction online/offline, elle commence à devenir de plus en plus floue quand même.

    Ca devient de moins en moins clair, sur nos GSM, par exemple, de savoir ce qui est online et ce qui ne l’est pas. Encore quelques années et SMS et message G+ (au hasard) ne feront plus qu’un… ce sera online ou pas ?

    Dans un autre registre, qu’en est-il du stockage de fichiers,… Mes notes evernotes ou mes fichiers dropbox sont online, mais ca n’a pour autant rien d’une publication plus ou moins privée…

    Attention donc à ne simplifier à outrance une question qui garde une certaine pertinence…

  2. Pas si simple, je le crains. Cela dépend de ce que l’on attend du web.
    Ce n’est pas parce que je parle d’un évènement personnel à un cercle d’amis réunis dans ma maison que j’ai pour autant accepté que cet évènement soit relaté dans l’espace public. Pourtant, il s’agit d’un seul et même réseau : la réalité. Alors, pourquoi cette régulation/limitation ne serait-elle pas applicable à un réseau numérique, aussi vaste soit-il ? Si je fais le choix d’écrire une information dans le cadre restreint d’un réseau limité à des personnes que j’ai choisies, j’attends du réseau qu’il m’offre les garanties techniques du caractère privé de cette information. Déclarer que toute information diffusée « en ligne » est automatiquement publique, c’est nier l’usage privatif d’Internet. Cela ouvre la porte à tous les abus, toutes catégories d’utilisateurs confondues.

  3. Dès le moment où tu communiques quelque chose à quelqu’un, tu n’as aucun contrôle sur ce que cette personne en fera et tu perds donc tout contrôle sur le caractère privé de cette chose.

    Mais réduire cela à « online »/ »offline » est une erreur : c’est aussi vrai en dehors du net, et c’était surtout déjà vrai bien avant le net et aussi bien avant Gutenberg…

    Après, online, tu peux espérer que un EMail aura un peu plus de chances de rester privé qu’un message Facebook, mais dans tous les cas le click sur « transférer » sera toujours plus rapide et facile qu’un appel par téléphone pour raconter ce que l’on a entendu…

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