Alt-R.fm, la radio dont la musique est l’héroïne

« David Salomonowicz a quitté son emploi stable et confortable à la RTBF pour lancer Alt-R.fm une webradio de musique que tu l’entends plus trop sur les radios que t’as dispo sur ton autoradio. Outre le fait qu’il faut des coucougnettes en béton armé pour faire ça, le projet est vraiment chouette. » Florence explique très bien le projet de David, alors pourquoi me fatiguer à réécrire un autre texte :-) MERCI FLORENCE. En pratique, « c’est une une plate-forme de streaming sur laquelle je posterai des playlists de 25 morceaux provenant d’artistes rock, hip-hop, electro belges et internationaux complétées par du contenu comme des reviews d’albums, des compte-rendus de concerts, des photos et des vidéos, explique David sur les Internets. Une webradio avec une ligne éditoriale claire basée sur la musique alternative, loin des buzz éphémères, des formatages et des algorithmes déshumanisés. » (Phase copier/coller terminée)

Une fois cela dit, je sais que vous êtes convaincus, c’est le moment de passer à la caisse. Et oui, le Dave a besoin de cash flow pour lancer son entreprise un peu folle. Il a mis une partie des fonds depuis sa cassette personnelle. Maintenant il a besoin de vous, de nous, pour financer le rester via un CROWDFUNDING sur KissKissBankBank. (Pour ceux qui veulent, la vidéo de présentation de Alt-R.fm)

Alt-R.fm

Ok, à l’heure où j’écris cet article, le crowdfunding d’Alt-R.fm est bouclé à 99%. On pourrait donc croire que c’est bon mais en fait non. N’hésitez pas à soutenir ce très chouette projet car tout est bon à prendre : chaque euro investit sur KissKiss aidera David à faire d’Alt-R.fm un meilleur outil.

Pour la petite histoire, j’ai rencontré David un soir, en terrasse, au Bar du Marché, à Ixelles, quand c’était un bar cool. C’était donc il y a bien longtemps. Il était avec une bande de filles de la RTBF (enfin non, il n’y avait pas que des filles mais j’ai oublié qui étaient les mecs, sauf David) Depuis, j’ai eu l’occasion de suivre ses tribulations d’abord sur la Première – des émissions du soir à celles du matin -, puis sur Internet où j’ai découvert un David journaliste culturel… Je n’oublie pas non plus les quelques fêtes et un blindtest mémorable dans son appart à Ixelles.

Il y a un an, c’est avec de plaisir que je l’ai écouté me présenter Alt-R.fm. C’est toujours enthousiasmant d’entendre quelqu’un qui va lancer son projet d’entreprise. Et enthousiaste, David l’était et l’est toujours. Même pour lancer un projet qui semble un peu fou. Quand il m’a invité à la soirée de lancement d’Alt-R.fm qui s’est déroulée il y a un mois et demi, j’ai donc été très heureux de le voir aboutir.

Pour ceux qui y étaient, la launch party d’Alt-R.fm, c’était quelque chose. Surtout pour les filles et les potes que j’avais attirés à l’Atelier 210 : ils se sont enfuis en entendant ThOrax (photo), un groupe batterie/basse assez loud. Ha ha ha. Mais à part cela, c’était top, gros succès de foule. Le départ presque parfait pour le projet.

Alt-R.fm

Après 45 jours, où en est Alt-R.fm ?

Alors que David écume tous les jours les Nuits Botanique, je lui vole quelques minutes pour qu’il me dise où il en est avec son projet.

On peut dire que ton crowdfunding va se terminer positivement. Félicitations. Quel premier bilan peux-tu faire 45 jours après le lancement ?

« Nous avons reçu énormément de commentaires, bien au-delà du crowdfunding d’ailleurs. Cela nous permet de voir toutes les améliorations que nous allons devoir apporter à la plate-forme. Le return des auditeurs est vraiment important : dans la grande majorité, les gens sont vraiment enchantés. Il y en bien quelques-uns qui voudraient que ce soit plus underground mais cela ne me correspondrait pas. Ce n’est pas mon but d’y aller dans le trop pointu. J’étais content à 80% du projet. Nous allons maintenant pouvoir augmenter ce pourcentage. »

De quel ordre sont ces commentaires ?

« Pour la plupart, ils sont techniques. Ils concernent surtout les versions mobiles et tablettes. Les morceaux ne s’enchaînent pas dans les playlists. Il faut donc faire play à chaque morceau. C’est assez chiant. Plusieurs potes m’ont appelé en plein BBQ pour s’en plaindre :-) »

Tu es donc satisfait malgré tout ?

« C’est clair. Je suis très content de la programmation, j’ai l’impression de faire oeuvre de service public en faisant découvrir ou redécouvrir des artistes qu’on entend, pour certains, jamais à la radio. En plus, de nombreuses personnes sont enthousiastes et me proposent leur aide, c’est vraiment encourageant. Cela se voit bien avec le succès du crowdfunding qui va arriver à 100% avant échéance, en partie grâce à Florence Hainaut qui m’a donné un bon coup de boost ces derniers jours. »

Niveau chiffres tu es content aussi ?

« Pour l’instant, je ne me suis pas vraiment arrêté sur les chiffres. En un mois et demi, je n’ai ouvert Google Analytics qu’une seule fois. Ce n’est pas ce qui m’importe pour le moment. Je voulais d’abord définir une ligne éditoriale claire et mettre toute mon énergie dans le crowdfunding. Maintenant, il est clair que je vais devoir m’y mettre. »

Le crowdfunding est fini cette semaine, c’est quoi la suite ?

« Tout d’abord, je vais me reposer un peu. Puis on va bosser à améliorer le UX du site. Et je vais travailler à élargir le nombre de collaborateurs. Chaque chose en son temps. »

BONUS : photo prise à la soirée de lancement, avec Maxime Samain. Quant à l’oeil, à qui peut-il bien être, à Alain Druart ?

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