Le Gorafi piège SudPresse

L’instant fou rire de la fin de semaine : Le Gorafi, site français – anagramme du journal Le Figaro – qui répond à tous les codes des médias d’informations mais surtout connu pour être un site satirique, a piégé le quotidien belge francophone SudPresse. Ce dernier a repris la fausse info publiée (l’article a depuis été supprimé) ce matin sur le site du Gorafi : Des sans-abris viennent en aide spontanément aux malheureux qui ont passé la nuit dehors pour acheter l’iPhone 6. Qui est en fait un article pour se moquer des premiers acquéreurs d’iPhone… et clairement pas une vraie info. PRICELESS surtout quand on sait que Le Gorafi est maintenant connu et archiconnu du monde des médias.

Legorafi piège SudPresse

Pourquoi en faire un article ? Pour garder une trace de ce qui va être un bon souvenir et surtout parce que SudPresse va évidemment supprimer son article dans les secondes qui suivent.

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4 thoughts on “Le Gorafi piège SudPresse

  1. (Commentaire récupéré sur Facebook et copier/coller ici comme complément d’information. Je remercie Cédric Baufayt d’avoir participé à la conversation engendrée par ce post)

    En tant que responsable de Sudinfo.be, je suis bien entendu consterné.
    Que tout le web se moque de nous? C’est logique, normal et je n’ai aucun souci. Vous avez même raison. Pas de souci avec ça.

    Je tire deux constats de cette connerie.

    1. La personne qui a rédigé cet article n’est pas idiote. Or, elle est tombée dans le panneau et ne connaissait pas ce site. Ça veut dire que… de très nombreuses autres personnes doivent prendre pour véridiques toutes les infos publiées par ce type de sites. Ça m’inquiète.

    2. Cette jeune journaliste sort d’une école pourtant réputée : l’EJL à Louvain la neuve. Il n’y a donc eu aucun cours sur ce type de sites qui fleurissent sur le web (car elle n’est pas du genre à brosser…). Bizarre. Benoît Grevisse, ne faudrait il pas inclure cela dans les programmes?

    Car très honnêtement, oui, je n’ai jamais pensé à mettre en garde nos recrues contre le Gorafi. Ça me paraissait tellement évident. J’ai donc commis une erreur. Et avec une telle claque, je ne risque plus de l’oublier

    Dernière chose (parce que vos moqueries, je les comprends, et j’ai pas de souci avec ça, je m’en fous, par contre, les insinuations inventées de toutes pièces, ça me rend dingue): ce papier n’a pas été écrit dans le but de faire un faux buzz pour récupérer du clic. Nous n’avons pas besoin de ça. Non! C’est tout simplement une jeune journaliste, qui entame son deuxième mois chez nous, et qui s’est plantée. Ça peut arriver. Je l’ai recadrée. Point final.

  2. D’un côté, je comprend le commentaire 1. de Thomas : si une journaliste tombe dans le panneaux, il doit y avoir des gens qui tombent eux aussi dans le panneaux. Mais de lautre côté, n’est-ce pas justement là la valeur ajoutée qu’un journaliste et un titre de presse reconnu comme SudPresse apportent ?

    Pour moi, ce genre de dérapage est symptomatique d’un problème bien plus profond en journalisme : l’essentiel du travail des redaction consiste aujourd’hui à (re)publier une info reçue ou trouvée ailleurs, sans l’enrichir, la valider, la commenter,…

    Ce qui me dérange, finalement, ce n’est pas que cet article là du gorafi ait été repris par SudPresse. Non, ce qui me dérange c’est de me dire que la presse en est arrivé à un état dans lequel ce genre d’erreur est possible – qu’elle n’est devenue que la chambre d’echo d’informations venues d’ailleurs.

  3. Quelques jours plus tard, SudPresse buzz encore avec une faute de calcul dans un article trop vite repris / réécris…

    100.000 bouteilles à 10cent par semaine deviennent 1 million d’euro par semaine.

    Cas isolés et lois de série ou symptomes d’un mal plus profond ?

  4. Pingback: Les parodies | Pearltrees

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