#MyTopTenBooks, pour Yann et Marie

En avril dernier, un de mes Yann, Shalf en l’occurence, publiait sur son blog son #MyTopTenBooks, une initiative lancée en Suisse au printemps dernier. J’ai donc moi aussi commis une photo avec mon top ten des livres à lire absolument, ceux sans lesquels notre vie n’aurait pas été la même ou encore ceux que l’on relit régulièrement. Ou comme l’écrit encore Yann : « Les dix qu’il faut avoir lu pour avoir une chance de vous comprendre ».

A l’époque, j’avais dit que je mettrais cette liste sur ce blog avec quelques explications une fois que j’aurais un nouveau lay out. Aujourd’hui, Marie m’a invité à enfin publier cette liste via un #MyTopTenBooks qui n’a pas le même nom. Je m’exécute donc.

#MyTopTenBooks

« Lolita », Nabokov. La maison familiale regorgeait de classiques auxquels j’avais accès sans limitation aucune. Lolita était de ceux-là. C’est un roman où un homme mûr décrit sa passion pour une jeune nymphette adolescente. Je l’ai lu avant et après l’affaire Dutroux. S’il est dérangeant, je ne pense pas avoir retrouvé ailleurs la description aussi intense d’un amour passionné.
« La Russie selon Poutine », Anna Politkovskaïa. Pourquoi je n’aime pas Poutine ? Pas à cause de BHL mais bien à cause de ce livre de cette journaliste russe, assassinée le jour de l’anniversaire du président russe. Dans ce livre, elle montre comment Poutine a fait pour reprendre le contrôle sur la Russie : principalement en utilisant les mafias locales. C’est assez édifiant. Comme ses autres livres.
« Le survivant », James Herbert. C’est une histoire de crash d’avion que j’ai lue plusieurs fois adolescent. Un mec survit à cet accident dont on entend le vacarme, qu’on voit les flammes et qu’on sent l’odeur écoeurante de la chair brûlée, tant c’est bien écrit. Le seul survivant, David Keller, ne peut accepter son sort, et tient à tout prix à découvrir la raison de ce massacre.
« Eloge des femmes mûres », Stephen Vizinczey. Ce roman raconte la découverte de l’amour d’un jeune Hongrois, que l’Histoire a d’abord malmené, découverte qu’il effectue le plus souvent en compagnie de femmes plus âgées que lui.
« Le voyageur imprudent », Barjavel. Une histoire de voyage dans le temps mêlée à une histoire d’amour impossible. Cela va faire 20 ans que je ne l’ai pas lu. Je sais qu’ado, ce livre m’avait apporté beaucoup de plaisir.
« Le vieux qui lisait des romans d’amour », Luis Sepulveda. Celui-ci a une histoire particulière. En 5e secondaire, ma prof de français m’avait lors du premier cours de l’année demandé de bien lire les livres qu’elle nous donnerait en classe. Ce que je ne faisais pas toujours. Et ce que je n’ai pas fait avec celui-là. J’ai juste lu un résumé à la récréation avant l’interro. J’avais obtenu 24 sur 30. Et les félicitations en classe de ladite prof. Au grand dam d’une partie de la classe. Je l’ai lu après. J’ai aimé cette histoire qui se termine par « Ayant honte de son acte de cruauté, et pris par la mélancolie, il repart lire ses romans d’amour pour oublier la « barbarie des hommes ».
– « Un tramway nommé désir / La chatte sur un toit brûlant », Tennessee Williams. Deux pièces de théâtre, grands classiques de la littérature américaine des années 60 où se mêlent violence, mensonge, sexe et solitude. Je lisais beaucoup de théâtre à l’époque. Plus assez maintenant.
« L’homme révolté », Albert Camus. Un des livres fondateurs dans ma construction personnelle. Je l’ai lu sur les conseils du prof d’histoire des révoltes des révolutions à l’Ihecs, Vincent Engel. « Je me révolte, donc nous sommes », écrira-t-il. L’homme révolté refuse à la fois de demeurer esclave et de transformer ses anciens maîtres en esclaves.
« Une chambre à soi », Virginia Woolf. Je ne sais pas pourquoi j’ai acheté ce livre. Ce que je sais, c’est que j’ai beaucoup aimé cette allégorie : une chambre à soi comme symbole de l’émancipation de la femme. Je le relis de temps à autre. Et c’est une bonne idée.
« Sur la route », Jack Kerouac. Ce roman est le symbole de la jeunesse, du voyage et de la frénésie. No limits, amours compliquées, auto-destruction, ivresse de la vie…
« L’amour est un chien de l’enfer », Charles Bukowski. Il est temps que je relise Bukowski mais en anglais cette fois. Les poèmes de ce vieux dégueulasse ont bercé la fin de mon adolescence. Je trouvais son irrévérence délicieuse.
« Les grands mythes de l’histoire de Belgique, de Flandre et de Wallonie » A la fin du secondaire, j’avais six heures d’histoire par semaine. Deux horaires avec ma classe plus une option de quatre, où nous étions un petit groupe. Nous avons étudié ce très intéressant sur le dépoussiérage de certains mythes fondateurs de la Belgique. C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il fallait toujours prendre en compte le point de vue de la personne qui rédige.
« Basnie », Andersen. Les contes d’Andersen ont bercé ma petite enfance, lorsque j’habitais à Gdansk avec ma maman. Cinq des livres de cette liste provienne de sa bibliothèque. C’est l’héritage le plus important qu’elle m’ait laissé. Le seul d’ailleurs.

Depuis, une dizaine d’années, je lis moins et surtout plus de bouquins professionnels et pas assez de bouquins qui me touchent profondément. En rédigeant cette liste, il me semble qu’il faut remédier à cela.

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