Cinquante-huit

Sacré Français. En Belgique, on y fait attention au 58. Et il est plus que notable. Que ferait la Belgique sans son 58. Son Expo 58. Son parking 58 aussi mais ça c’est autre chose. Donc, en Belgique, ce n ‘est pas si banal. Même si au final, peu importe.

Mais après tout, étant né à Mouscron, ton Père, il faisait un peu partie de cette contrée peuplée de gens bizarres dont une partie aime le 58. En plus, c’est qu’il nous a légué son Fils. Un lourd héritage pour ces Braves dont César n’a certainement jamais vu le bout du nez.

Donc comme George Harrison, Kim Peek, Daniel Vermeille, ton Père est mort à 58 ans. Saloperie de temps. De contre-temps. De temps de merde. De temps qui passe. De temps qui s’échappe, tel du sable fin qu’on essaye de retenir au creux de ses mains. Avec ces doigts sur qui le temps laisse tant de traces à chaque fois qu’il passe. Ces doigts qui, vieillissant, laissent de plus en plus filer le temps. Tant de merdes.

Merci Monsieur Heurtaux que je ne connaîtrais malheureusement jamais. Merci d’avoir passé « trente ans à essayer de lui transmettre à votre façon un exemple, une attitude. Des doutes, aussi. La valeur absolue de la passion et de la volonté d’excellence, comme remparts face à la médiocrité du monde et des gens, pour trouver un peu de sens ». Tout cela, au final, on le retrouve chez ton Fils. (J’écris « ton » à dessein, je ne vouvoie que les gens complètement inconnus ou qui me sont complètement désagréables. Je me permets donc même si on ne se connaît pas. Mille excuses si quelqu’un se sent offensé).

J’eus aimé qu’on se rencontre autour d’un des ces bons gueuletons familiaux dont j’ai déjà maintes fois entendu parler. C’est que le rejeton, il a bien dû choper quelque part cet amour pour la bonne bouffe, le livre qu’on dévore, le bon vin, la musique qui vous prend aux tripes et à l’âme… Et comme, il apparaît que la pomme n’est pas tombée loin de son arbre, fameux devait être cet arbre.

En ton honneur, je promets de boire une excellente bouteille de vin. De la partager avec ton fils. De la savourer. De l’apprécier. Gorgée après gorgée. Sans penser au temps qui passe. Sans laisser ce foutu sable glisser entre mes doigts. A ta santé.

Moi non plus, je ne suis pas fort pour les mots à dire, surtout dans ces conditions. Alors ce seront quelques chansons partagées et ces quelques lignes. At least…

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