I’ll be back… soon

Les Professionnels : journalistes, acteurs ou médecins dézingués en vidéo

En ce week-end de repos, entre siestes, soupes, repos et un Dafalgan pour se remettre d’aplomb dès mardi, une petite vidéo sur le métier de journaliste m’a bien fait rire. Merci à Guy pour le lien et à David qui m’en avait parlé il y a quelques semaines : vraiment, c’est une chouette découverte.

Capsule vidéo avec Damien Gillard et Charlie Dupont

Pitch : Damien Gillard (acteur de théâtre et de télévision) et Charlie Dupont (chouette mec et acteur tout terrain que j’ai rencontré pendant la campagne de promo/community management du film Il était une fois une fois) revisitent des métiers dans des capsules vidéos humoristiques. Vidéos qui répondent à l’intitulé : Les Professionnels. Depuis un mois : ils ont publiés Acteur, Médecin (plus de 160.000 vues, pas mal !!!) et Journaliste. Les trois m’ont bien fait marrer car les trois métiers prennent cher. J’attends la suite.

Cette dernière vidéo m’interpelle évidemment plus que les deux autres, vu que je ne suis pas acteur et encore moins médecin et surtout parce que j’ai vécu une bonne partie des scènes de la vidéo lors de mes années à la Dernière Heure/Les Sports. Car si j’ai fait des trucs super à la DH, qui m’ont éclaté, j’ai aussi fait des trucs chiantissimes. Et pas qu’un…

Divers #11 : Basic human needs

Tout simplement.

Wifi is life

Coworking Europe Conference : les incontournables

Banner Coworkin Europe Barcelona Novembre 2013Nous sommes maintenant à quelques jours de la quatrième édition de la Coworking Europe Conference qui se déroulera du 11 au 13 novembre à Barcelone. (Relire le post où je présente la conférence) Trois jours où des participants de tous les continents viendront pour une grand-messe désormais traditionnelle du coworking.

Le programme est chargé, vous n’avez peut-être pas envie d’assister à toutes les conférences et tous les workshops. Parce que, par exemple, vous prévoyez aussi – voire surtout – de faire du networking avec des personnes venant d’autres espaces de coworking. J’ai donc demandé à Jean-Yves Huwart, fondateur et organisateur de la Coworking Europe Conference, quels sont les événements incontournables de ces trois jours.

D’abord réticent à répondre à cette question – parce qu’évidemment tout est intéressant -, il a finalement bien voulu pointer trois moments forts pour nous.

Pour lui, la présentation de Grind par Benjamin Dyett sera un des moments forts du tryptique barcelonais. “Grind, c’est une châine d’espaces de coworking beaucoup plus professionnelle que d’autres chaînes du même type. C’est l’exemple parfait d’un acteur qui voit grand mais qui respecte la philosophie du coworking. En plus, leurs espaces – encore deux ouvrent, l’un à New York, l’autre à Chicago – sont agréables, au design assez épurés, bien pensés… Avec Grind, on peut démontrer que le coworking est une industrie rentable économiquement.”

Ensuite, pour lui, la deuxième journée, celle de l’Unconference est incontournable. “C’est là que des gens de nombreux pays du monde – encore plus que les autres années – vont échanger leur best practices. C’est l’essence même du coworking : l’échange et le partage des connaissances pour faire avancer les choses.”

Pour finir, il relève encore la table ronde ‘What can we learn from Coworking failures ?’ “Si le coworking est quelque chose de positif, il ne faut pas se voiler la face non plus. Il y a des échecs, comme partout. A nous d’apprendre de ces échecs, pour en retirer des expériences positives et améliorer la gestion des autres espaces.”

Voilà quelques exemples parmi le programme très fourni de la Coworking Europe Conference.

Moi, je vous dis à lundi que ce soit sur ce blog, sur Twitter, sur Facebook ou encore sur Instagram.

Retrouvez la Coworking Europe Conference sur : son site, Twitter, Facebook. Et n’oubliez pas de vous inscrire à l’event Facebook.

Une casserole trouée pour L’Echo

Logo L'EchoCe matin, le très sérieux journal économique belge L’Echo faisait ses choux gras avec une révélation des plus scandaleuses : la très bien rémunérée Pascale Peraita, présidente du Samu Social de la Ville de Bruxelles, habite dans un logement du Centre public d’Aide Social (CPAS) de la Ville… Déjà une casserole pour le nouveau bourgmestre de Bruxelles, titrent-ils.

Le problème est que c’est une casserole trouée qu’a brillamment déterrée L’Echo. De temps à autres, des journalistes – qui en général ne s’intéressent que très peu aux matières locales – découvrent qu’il y a au CPAS de la Ville de Bruxelles de locataires aisés qui occupent des logements lui appartenant. Hop, un scandale de plus à enfoncer dans le dos du monde politique. Et hop un article où il n’y a aucune trace du témoignage ni de l’intéressée ni du bailleur. Enfin jusqu’à la publication en ligne qui permet d’ajouter des commentaires qui vont à l’encontre de l’article initialement publié.

Pour rappel, le CPAS de la Ville de Bruxelles est l’un des plus grands propriétaires terriens de BELGIQUE. Cfr cet article de Mathieu Ladevèze dans la DH de 2006 : “La raison est en réalité historique. Son patrimoine historique descend en réalité de Napoléon. Le Régime français de l’époque avait rassemblé les biens de l’église pour en redistribuer une partie à l’ancêtre de notre CPAS actuel, la Commission des hospices et de bienfaisance. Un autre facteur a permis au CPAS de Bruxelles d’enrichir son patrimoine: une série de successions en déshérence.” Il possède même des champs. Champs sur lesquels on ne met, à l’heure actuelle, pas d’allocataires sociaux.

Une partie du parc de logements du CPAS est de grand standing. Le genre d’appartements et de maisons où il ne vaut mieux pas installer une famille de Roms pour 500 balles par mois car sinon le Belge moyen crierait au scandale. Gros billet de toute façon délivré par le CPAS, ce qui aurait été un deuxième scandale, toujours pour le Belge moyen. Donc, depuis de très nombreuses années, le CPAS loue ces logements au prix du marché. Surtout parce que cela lui permet surtout d’équilibrer ses comptes. (Ce que bon nombre de présidents de CPAS de Belgique voudraient pouvoir faire)

Lorsque je travaillais comme journaliste à la DH, j’ai eu entre les mains un dossier à charge d’Yvan Mayeur, actuel président du CPAS, futur bourgmestre de la Ville de Bruxelles, et principal visé par l’article de L’Echo. Dossier qui m’avait gentiment été donné par un petit camarade socialiste. Cette farde contenait tout une liste de logements, avec le nom de tous les locataires, leur fonction et différents salaires – que des documents issus du Conseil du CPAS. A l’époque, j’ai pensé pouvoir faire tomber Yvan le Rouge, comme certains l’appelaient. Après moult vérifications, je me suis rendu compte de deux choses : aucun des logements de la liste n’était catalogué comme social et on avait essayé de m’utiliser pour attaquer un petit copain de sa propre liste à l’approche d’une élection. Le fait d’avoir beaucoup de pouvoir sur une partie de Bruxelles, d’être intelligent mais arrogant et agaçant, n’était pas suffisant pour être accusé d’avoir faire quelque chose dans cette affaire-là.

Après, il est toujours possible de débattre de la pertinence, pour un CPAS, de détenir un tel patrimoine, mais là n’était pas du tout le sujet de l’article de L’Echo.

Un coup de fil à un journaliste qui connaît le terrain local aurait suffit pour en savoir un peu plus sur ce qui est presque un marronnier pour la presse locale. Car je ne dis pas que tout est blanc et tout est normal dans cette histoire, où je ne veux aucunement défendre les divers protagonistes, je dis juste qu’il n’y a pas de quoi faire un article dans cet article. Un tweet ou un blogpost sur un blog perso… Si même L’Echo se met à faire du DH et SudPresse-style pour faire scandale, on n’est pas sauvés.

My2cents.

PS : l’appellation Bruxelles-Ville utilisée dans l’article de L’Echo n’a aucune existence légale. Par ailleurs, même à l’usage, personne n’est bourgmestre de Bruxelles-Ville uniquement car cette appellation familière ne représente que le pentagone. Manque donc Neder-over-Hembeek, Laeken et Haren pour le mayorat. Il faut donc bien parler de bourgmestre ou de CPAS de la Ville de Bruxelles.

Fin des Teknophiles : “La chronique de trop”

La fin des TeknophilesCe vendredi 25 octobre, veille de mon anniversaire, le mail de Marc Lescroart tombe tel une douche glacée sur un Polonais n’aimant pas le froid : “Après 3 ans (et un mois) de bons et loyaux services les Teknophiles refermeront le studio G une dernière fois à l’issue de l’enregistrement du n°130 (31 octobre). Un numéro qui sera en ligne dès le lendemain… premier novembre (ni fleur, ni couronne) !” Paf, comme cela, sans coup de semonce.

N’étant pas un insider de l’avenue Georgin, les raisons véritables ne sont jamais arrivées à mes oreilles. Maintenant, je vais pouvoir, en exclusivité, vous révéler une vérité inventée par le troll que je suis.

< --Fiction-->En fait, pour une fois qu’il écoutait le podcast des Teknophiles, Philippe Delusinne – le patron de RTL Belgique – est tombé sur une chronique qui ne lui a pas du tout, mais pas du tout, plus. “C’est la chronique de trop”, aurait-il même hurlé en écoutant David Van Eerdenbrugghe, chroniqueur régulier du podcast de RTL.be divaguer à propos de l’utilisation de Facebook en 2013.


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Community management : la SNCB se lance sur Twitter

Une nouvelle qu’elle était attendue par bon nombre de twittos belges : l’arrivée de la Société nationale des chemins de fer belge, la SNCB, sur Twitter. Depuis ce matin donc, deux nouveaux comptes ont fait leur apparition : @SNCB en français et @NMBS en néerlandais.

Printscreen Twitter SNCB

Evidemment, on va rétorquer que ce n’est pas en allant sur Twitter que les trains arriveront à l’heure. D’ailleurs dans Moustique, ils écrivent déjà que “La SNCB n’est pas une marque avec laquelle, à première vue, on souhaite échanger, dialoguer. On souhaite un train à l’heure, propre, confortable”. Peut-être que l’aventure des comptes Twitter de la SNCB sera foireuse mais, personnellement, je suis porté à croire que cela va bien se passer, après une première phase compliquée où trolls, plaintes et rancoeurs du passé vont arriver en flot continu. En tout cas, moi, je suis très curieux des résultats de ce nouveau community management de la SNCB, mis en place avec l’aide de RCA Group.

Curiosité qui m’a poussé à solliciter, par DM bien évidemment, une petite interview auprès de la SNCB. Après 15 minutes, Thierry Ney, un des attachés de presse de la SNCB, m’a rappelé. (NDLA : il reste célèbre pour ses explications dans l’affaire #SNCBleaks, affaire qui avait défrayé la chronique en décembre 2012) Interview.

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour arriver sur Twitter ? Il me semble que cela fait déjà quelques années qu’on parle de ce projet à la SNCB. Non ?

Oui, en effet. Mais la SNCB est une grosse entreprise. Ce sont quelques 700.000 voyageurs pour 3.500 trains par jour. Un projet tel que celui-ci ne se monte pas comme cela. L’arrivée officielle ce jeudi 24 octobre des deux comptes Twitter de la SNCB s’inscrit dans la continuité des services déjà offerts en gare, via notre call center ou encore via nos applications – déjà 655.000 téléchargements à ce jour.

En pratique, comment cela va-t-il se passer ?

Une équipe de 10 personnes va gérer les deux compte Twitter du lundi au vendredi, de 6h à 22h. D’une part, de manière proactive, en informant les usagers de la SNCB de ce qui se passe sur le réseau. Et d’autre part, en répondant aux diverses demandes qui nous arriveront via ce canal.

Sur votre compte Twitter, on voit 10 profils de community managers. Qui sont-ils ? Quels sont leurs profils ? Travaillent-ils en interne ?

Evidemment, ils sont en interne. Cela fait déjà un petit moment d’ailleurs. Il a fallu soit les former aux us et coutumes des chemins de fer belges ou aux réseaux sociaux. En effet, notre équipe est composée en partie de spécialistes en médias sociaux et en partie de personnes qui connaissent la SNCB sur le bout des doigts. Ces derniers étant plus à même de donner des réponses opérationnelles et techniques.

Avez-vous préparé votre équipe à affronter les personnes depuis longtemps déçues par la SNCB ? Dans votre communiqué de presse, vous annoncez 250 tweets par jour en 2012 concernant la SNCB, dont, je suppose, une majorité pour se plaindre.

Je pense que les gens sont surtout en attente d’informations. C’est vraiment là que se situe notre démarche. Les usagers veulent savoir pourquoi il y a un problème, comment et, surtout, quand il va se résorber. Moins il y aura de problèmes, moins il y aura de gens mécontents. Après, nous ne sommes pas responsables de tous les retards mais nous allons essayer de les expliquer. Et de proposer des solutions.

Concernant les horaires : Comment cela va-t-il se passer en pratique ? Quid du week-end ? Et qu’est-il prévu en cas de problème hors horaires ?

Nos équipes vont couvrir la période 6 h à 22 h du lundi au vendredi, comme je l’ai déjà dit précédemment. Avec une présence plus appuyée aux heures de pointe (7h-9h et 16h-19h). C’est une première étape. Nous étudions la possibilité d’être aussi actifs le week-end. Et pour ce qui est du reste, tout le monde, comme c’est le cas pour le service de presse, est rappelable.

Une dernière question : quel sera le ton de la SNCB ?

Je pense que les gens attendent de la SNCB qu’elle réponde à leurs questions de manière factuelle. C’est ce que nous ferons.

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Rendez-vous dans quelques mois, après la phase troll et plaintes en tous genres, pour un premier bilan de la présence de la SNCB sur Twitter. Bon troll en attendant…

UPDATE 25/01/13 : Première journée chargée pour les CM de la SNCB : plus de 2.500 tweets reçus. On verra une fois que l’effet de la nouveauté aura disparu.

Coworking Europe Conference les 11, 12 et 13 novembre à Barcelone

Ces 11, 12 et 13 novembre prochains se déroulera à Barcelone la quatrième édition de la Coworking Europe Conference. Grand messe du coworking en Europe, elle est un endroit incontournable pour toutes celles et tous ceux qui travaillent dans des espaces de coworking et pour tous ceux qui voudraient devenir gestionnaires d’un de ces espaces de travail partagé collaboratif.

Photo Coworking Europe Conference 2012

Depuis bientôt quatre années, le coworking fait partie intégrante à ma vie professionnelle. Tant au quotidien, puisque depuis décembre 2009, je pose souvent mon ordi au Betacowork. Mais aussi au niveau de ce que je produis puisque j’ai déjà eu l’occasion d’organiser une conférence sur le coworking dans le cadre des Rewics, d’écrire à ce sujet et j’ai lancé une liste des espaces de coworking sur Foursquare.

C’est donc avec un grand plaisir que j’ai accepté la proposition d’Anis Bedda et de Jean-Yves Huwart de rejoindre l’équipe de la Coworking Europe Conference. Je me réjouis déjà de participer à cet événement au programme bien fourni.

Etalée sur trois jours, la conférence se divise en :

  1. Jour 1 : présentations et panels de discussion sur les dernières tendances sur le coworking
  2. Jour 2 : un barcamp pour mettre la collaboration en exergue, pour que les participants puissent partager leurs ‘best practices’ entre eux
  3. Jour 3 : workshops qui visent à donner un maximum de conseils aux gestionnaires d’espace de coworking

Il y en aura évidemment pour tout le monde. A chacun de faire son shopping parmi un programme bien fourni. Pour ne donner que quelques exemples : il y aura les résultats d’une enquête sur le coworking, présentée par Carsten Foertsch, de Deskmag ; la présentation de Grind, une chaîne d’espaces de coworking, par Benjamin Dyett, co-founder de Grind (US) ; des débats sur l’utilité du coworking pour le développement des villes ou encore d’autres qui questionneront sur l’utilité de cette nouvelle forme de travail pour tout un chacun… La liste est longue et est truffée de conférences intéressantes données par des speakers venus des USA, de Russie, de France, d’Espagne, de Belgique, d’Allemagne…

Je serai content d’y retrouver quelques personnes comme Olivia, Yann mais aussi Axel et Alex de Silversquare ou encore Ramon et Stefania du Betacowork. Et peut-être aussi ceux d’entre-vous qui auront envie de de nous rejoindre. D’ailleurs si vous venez, n’hésitez pas à me contacter avant et on fixe l’un ou l’autre rendez-vous sur place.

Si jamais vous n’avez pas encore pris votre ticket pour la conférence, ce n’est pas trop tard, il suffit de réserver et de payer via le site suivant.

Retrouvez la Coworking Europe Conference sur : son site, Twitter, Facebook. Et n’oubliez pas de vous inscrire à l’event Facebook.

Bourse de 1.000 euros/mois pour lancer son entreprise : débat en ligne

Eric Everard dans Trends-TendancesDans un article de Gilles Quoistiaux paru la semaine dernière dans Trends-Tendances, le CEO d’Artexis Eric Everard – élu Manager de l’Année par le même magazine – plaidait pour que “les pouvoirs publics instaurent une bourse de 1.000 euros par mois pendant un an pour tous les créateurs d’entreprise”.

La proposition ne me semblant pas dénuée d’intérêt, ne fut ce que parce qu’elle est formulée par le CEO d’Artexis, j’ai ajouté cet article dans mes divers flux de partage. Surtout quelques jours après que j’ai lancé une série d’articles sur mon blog à propos des aides à l’entrepreneuriat en Belgique.

Sur Facebook, bien plus que sur Twitter et sur LinkedIn, un véritable débat s’est engagé à propos de cette proposition. Il m’est vite apparu que je devais garder une trace voire amplifier cette discussion. Surtout sur un support autre que Facebook. L’avantage d’avoir de poursuivre la conversation sur un blog est qu’elle peut survivre dans la longueur. Sur Facebook, on est plus dans l’immédiateté et retrouver des échanges après quelques semaines est vraiment d’un pénible. Vous retrouverez donc si dessous la discussion sur Facebook mais aussi un texte que j’aurais composé avec diverses interventions que j’ai glanées sur Twitter et LinkedIn en plus de Facebook.
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Community management politique : osez la franchise

Hier soir, en Belgique, nous avons assisté à un exercice assez rare : le Premier ministre Elio Di Rupo s’est essayé à une séance de questions/réponses sur Twitter juste après avoir fait sa déclaration de politique générale au Parlement.

Le principe était assez simple : il suffisait de poser une question sur Twitter avec le hashtag #DemandeaElio (#VraaghetaanElio pour les néerlandophones) et entre 16h30 et 17h50, à peu près, le Premier ministre belge allait répondre à un maximum de questions. Dans les deux langues.

Entre 2007 et 2009, j’ai eu l’occasion d’organiser ce genre d’exercices. A l’époque, je gérais le le Politique Show, blog politique attenant au quotidien la Dernière Heure/Les Sports. A ce moment-là, Twitter n’avait pas encore le même impact que maintenant, c’était plutôt le temps des chats. Ce qui n’a pas changé, c’est que ces deux exercices ne sont que des gadgets de communication, tant pour les politiques que pour les médias. Le show médiatique et le volume de réponses étant les deux objectifs de l’opération.

Personnellement, cela ne me dérange pas si cela n’arrive pas trop souvent et que cela se fait dans une certaine continuité. Ce qui me dérange un peu plus, c’est qu’on veut toujours en faire trop dans la communication. Hier encore, l’équipe du Premier ministre a voulu montrer l’image d’un Super Elio Di Rupo qui aurait lui-même répondu à tous les tweets, jonglant entre les deux langues comme un équilibriste au-dessus du Grand Canyon.

Tout part d’une observation que j’ai faite en regardant le profil d’Elio Di Rupo via Hootsuite. Si Twitter ne donne plus l’origine des tweets, d’autres outils le font. On peut ainsi découvrir quelles applications sont utilisées pour envoyer les messages.

On peut constater que les réponses en néerlandais se faisaient depuis un iPad et celles en français depuis l’application web. Ce qui n’est en rien illogique puisque cela permet de faire une recherche par hashtag et de répondre directement aux tweets. Quinze minutes après mon tweet, la réponse est venue sous forme d’une photo. On y voit Elio Di Rupo avec son Mac et son iPad : #CQFD, Elio est seul face aux internautes.

Capture d'écran Twitter Elio Di Rupo
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