Divers #7 : Mal de mer souterrain

Souvenir d’un transit par Paris. Poésie RATPienne pour qu’on jette sa bière dans une poubelle plutôt que dans la rame. Il semble que cette campagne date de 3 ou 4 ans. Je trouve cela sympa.

Campagne RATP bière dans le métro

#EcumesDesJours : le temps a aussi une fin

Le 24 avril prochain sort le film dont on dit qu’il sera le film de l’année en France, à savoir L’Ecume des jours, adapté du roman de Boris Vian par Michel Gondry. Cette production franco-belge est l’un des projets Creative Wallonia lauréat de la première session 2013 de Wallimage Crossmedia. Le projet Crossmedia a été amené par Scope Pictures, société de production, et c’est Creaxial qui gère le développement du site, celui de diverses applications… Quant à moi, j’accompagne cette dernière sur le volet social media.

Site parallax scroll path par Creaxial

Ce site, que j’ai vu évoluer ces dernières semaines, me semble assez couillu à divers degrés. J’ai donc décidé d’en parler ici. J’ai posé quelques questions à Nicolas Bataille, patron de Creaxial, et, comme moi ancien Ihecsien. (Mais lui était beaucoup plus fort que moi au kicker).

Commençons par ce qui est le plus marquant dans ce site, c’est le temps. L’internaute n’a que quelques minutes pour visiter chacune des quatre sections. C’est assez rare, voire unique (?), de ne pas vouloir garder les gens sur son site, non ?

“Lorsque nous avons commencé à bosser sur ce site, on s’est dit qu’il fallait complètement le déformater pour être raccord avec le livre de Boris Vian. Comme dans son roman, nous nous sommes dit que la forme revêtait une important capitale. De plus, dans le livre, le temps est omniprésent et se réduit de plus en plus, nous avons voulu faire pareil. Le visiteur aura 5 minutes, par section. Il y a 4 sections, une pour Chloé, Colin, Chick et Nicolas, les protagonistes principaux du film. Dans la vie, tout à une fin nous dit Vian, alors, c’est pareil sur le site, tout à une fin. Est-ce unique de couper l’accès à une partie de son site après quelques minutes ? Je pense que oui. Mais Internet est très vaste :-)”

Au niveau technique aussi, vous avez fait des choix assez radicaux.

“Oui, nous avons voulu exploiter à fond toutes les technos modernes pour la conception de ce site. L’Ecumes des jours est un site en parallax scroll path, ce qui donne, selon moi, un superbe site cinemaesque avec des nombreux mouvements de caméras, des animations, du stream audio Deezer, des images haute définition, une app Facebook, l’API Twitter implémentée de diverses manières… Tout cela, évidemment, n’est accessible qu’aux nouveaux browsers et ne passe pas sur les mobiles. C’est un choix, nous avons voulu donner une expérience unique : nous invitons les visiteurs à mettre du son, à s’installer devant leur ordinateur, pour pouvoir profiter un maximum de l’expérience que nous voulons leur faire partager.”

Tu ne trouve pas que c’est-ce un peu risqué, laisser peu de temps et viser les browsers les plus modernes ?

“En effet, mais nous avons voulu prendre ce risque. Je préfère que 70% des gens voient un super site plutôt que 100% voient un site bof car optimisé pour tous les navigateurs. On essaye, à notre échelle, de tirer vers le haut. L’HTML5 et le CSS3, c’est le présent et le futur. Si on continue à rendre tous les sites compatibles Internet Explore 6, on va rester dans le passé pour longtemps. En même temps, le risque est contrôlé. Ici, on parle d’un film de Gondry adapté d’un roman de Vian, on pouvait totalement se permettre de casser certains codes. L’inverse eut d’ailleurs été décevant. Dans le cadre d’un site corporate ou e-commerce, je n’aurais évidemment pas poussé aussi loin dans l’utilisation des technos. Mais bon, je suis assez fier que les producteurs Brio Films, Scope Pictures, Wallimage et Studio Canal nous ai laissés faire ce qu’on voulait car je trouve le résultat top de chez top.”

Deux applications m’ont personnellement plu : l’app Deezer et l’app Partre.

Deezer_App_Pianocktail by Creaxial

“Nous en sommes particulièrement contents. Nous avons même reçu les félicitations de Deezer France à propos de notre Pinanocktail développé directement par mon équipe sur leur site. Le principe est simple, il faut mélanger trois composants d’un cocktail et on obtient un morceau de musique. Il y en a un différent par mélange. De quoi découvrir de nombreux morceaux de jazz. Mon préféré, c’est le whisky coca citron. Quant à l’app Jean-Sol Partre – le maître spirituel de Chick – elle permet de customiser des photos pour que les internautes puissent ressembler au maître et gagner ses merveilleuses et intrigantes lunettes. Les premiers résultats sont assez probants. Ce qui me fait plaisir, avec ces deux applications, c’est que nous ne les avons pas développées juste pour dire de les faire mais parce que cela avait un sens dans le cadre du film.”

Le site sort alors qu’il y a encore des choses dans le pipe comme une version tablette et des surprises sur le site…

“Nous n’avons pas eu beaucoup de temps et le film sort le 24 avril : il était donc temps que le site soit mis en ligne mais cela n’est en rien dramatique. Il fonctionne très bien comme cela, le reste ce sont des “nice to have”. D’ailleurs concernant le travail de ces dernières semaines, je trouve que cela a été vite vu le nombre d’acteurs autour de la table. A savoir Scope, Studio Canal, Brio Films, nous mais aussi See u in, l’agence parisienne qui gère les comptes officiels Facebook et Twitter du film. Sachant que nous gérons les comptes officieux de Jean-Sol Partre, Twitter et Facebook. Ah oui, pour ce qui est des surprises, nous annoncerons des Easter Eggs au fur et à mesure dans les semaines qui viennent.”

Il y a encore pas mal de choses à découvrir… mais il faut aller sur le site pour cela.

*DISCLAMER1* : je bosse pour la promotion de ce film et je m’amuse beaucoup.
*DISCLAMER2* : je connais Nicolas Bataille depuis près de 15 ans.

Le Retour du (e)Mich

Ce matin, c’est avec une joie sincère que j’ai lu le nouveau post de mon ami Michaël, plus connus sur les Internets sous le nickname eMich. Après une longue absence suite à la disparition de toutes les archives de son blog. Et oui, cela arrive à tous, même aux meilleurs.

Blog Michael Uyttersprot

Joie car Michael et moi, on s’est rencontré via blogs interposés en 2003-2004. A l’époque, il n’y avait pas de Twitter ou de Facebook mais on discutait beaucoup par commentaires interposés sur nos blogs respectifs. C’est d’ailleurs suite à un appel sur mon blog pour un déménagement (oui, déjà), que j’ai vu débarquer pour la première fois ce mec avec des longs cheveux (ouais, je balance) qui est venu me donner un coup de main précieux.

Depuis, on a fait un sacré bout de chemin ensemble. Il s’est d’abord coupé les cheveux. On a lancé une superbe aventure qu’est Bruxelles Blog, on a fait beaucoup de fêtes, on s’est parfois engueulé mais on a surtout ri énormément. Et s’il part rejoindre Vincent Battaglia, il ne sera jamais loin pour moi.

Dès aujourd’hui, eMich relance son blog et c’est top car suis fan de son humour, j’aime beaucoup Android (mais bon, je comprends pas toujours ce qu’il raconte à ce sujet) et puis j’ai toujours aimé les photos de Michaël. Ce dernier point vaut, à lui seul, la peine de s’abonner à ce blog.

Bonus : la raison pour laquelle Michaël a choisi eMich.be et pas Mich.be, c’est parce que l’adresse était déjà prise… –> BONUS !

Retour vers le futur : un grand Stéphane De Groodt

Retour vers le futur logoJe ne sais pas si vous le savez. Et si vous ne le savez pas encore, c’est bien dommage. Alors je vais vous le dire, comme cela vous le saurez pour la prochaine fois. Cela nous fera gagner du temps. Depuis septembre dernier, Stéphane De Groodt (Wikipédia), ancien pilote de course, acteur, humoriste… tient sur Canal + une chronique qui me fait beaucoup mais beaucoup rire. Retour vers le futur trouve sa place dans l’émission Le Supplément de Maïtena Biraben, magazine d’actu du week-end, le samedi et le dimanche à 12h40 en clair. Cet humoriste rencontre un certain succès depuis de longues années mais je trouve que ce qu’il fait sur Canal est particulièrement réussi. Et je veux vous le faire savoir.

Ses jeux de mots, calembours, mots-valises et autres contrepèteries sont tout simplement succulents. D’ailleurs, il faut en général plusieurs écoutes pour tout comprendre tant il envoie. Malheureusement, lorsque je parle de cette chronique à mon entourage, je me rends compte que bien peu la connaisse. J’en vois bien certains qui, comme moi, partagent la vidéo chaque dimanche mais pour la plupart, c’est une découverte. Evidemment, en Belgique, beaucoup ont Belgacom TV et n’ont dont pas accès à Canal. Mais même dans ma timeline Twitter, franco-belge, c’est le calme plat.

Je vous invite donc à découvrir toutes les vidéos de Retour vers le futur. Rien n’est à jeter. Je vous promets de prendre beaucoup de plaisir, enfin si vous êtes un adepte des jeux de la langue française.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Quel avenir pour les posts sponsorisés ?

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à rédiger un article sponsorisé pour un nouveau site de vente en ligne d’habillement et accessoires de mode pour les hommes, les femmes et les enfants, un peu comme l’avait fait Germain Saval en son temps. N’ayant personnellement aucun intérêt pour ce site, je me suis dis que c’était plutôt l’occasion de faire un billet sur les posts sponsorisés. Un post sponsorisé étant un article payé par une marque ou une agence afin de créer des liens vers un site bien précis, pour que celui-ci soit mieux référencé sur Google et autres moteurs de recherches. Il fut un temps où en voyait beaucoup mais ce n’est plus tellement le cas. Arrive-t-on vers la fin d’une pratique pas toujours appréciée par les internautes ou est-ce Google qui a fait un peu de nettoyage ?

Photo Aleksandra LogistJe me suis donc tourné vers quelques experts du référencement pour voir ce qu’ils pensaient de la pratique en 2013, de son utilité, de ses dangers… Aleksandra Logist, Belgo-Polonaise habitant au Canada, Stratège SEO, SEM et SMO chez Affluences ; et Denis Tomas, spécialiste SEO belge ont bien voulu répondre à mes questions.

Quel est l’impact d’un billet comme celui-là. Cela est-il utile ? Combien en faut-il pour que cela serve à quelque chose ?

A. L. “Alors pour l’impact, tout va dépendre de l’état de référencement et de la concurrence sur le site qui a besoin de lien (ex : un nouveau site dans un secteur très concurrentiel, il en faudra beaucoup, si c’est un d’une marque qui est déjà connue, quelques un suffiront).”

D. T. “Clairement, l’impact peut s’avérer positif mais il faut un peu de volume. En Belgique, niveau volume d’articles sponso, il en faudra plusieurs dizaines au minimum pour ressentir un réel effet.”

Cela peut-il avoir un impact négatif sur le blog ? Que fait Google contre les liens sponso ?

D. T. “Pour qu’il n’y ait pas de souci, il est primordial que les textes soient bien différents des autres articles postés par les autres sources de liens. Une agence qui achète des billets sponso ne donne aucun brief au blogueur, justement pour éviter d’orienter les articles. Préparer des articles tout fait est suicidaire pour le client. De même, dans son intérêt, au client, il faut que les textes d’ancrage des liens vers le client soient diversifiés pour éviter de permettre à Google de détecter qu’il s’agit d’articles sponso. Voir le cas récent d’Interflora: dès qu’une signature est détectée, et que le volume est significatif, c’est la descente aux enfers. Pour le blogueur, pas de souci tant que ce genre de posts reste noyé dans la masse d’articles “classiques”. Si une part significative d’articles est composée de manière évidente d’articles sponso, tu peux toi aussi être pénalisé.”

A. L. “Pour le blog sur lequel est publié le post, en principe, il ne sera pas pénalisé, le risque est pour le site vers lequel les liens pointent. Maintenant, c’est sûr que si tu ne publies jamais rien sur ton blog en dehors de posts sponsorisés à faible contenu et de mauvaise qualité, il y a des risques. Il y a aussi des campagnes très mal faites où on propose aux blogeurs de publier des billets tout faits. Là, il y a risque énorme car si le même billet se trouve sur différents sites, ça va être considéré comme du duplicate content et là, les pénalités sont très grosses (risque d’être désindexé). Oui, Google est contre les liens sponsorisés ! En fait, il est contre l’achat de lien en général (sauf via Adwords bien sûr). Cependant, si une campagne est bien réalisée, ça ne pose pas de problème. Par bien réalisée, j’entends que tous les billets ne sont pas publiés les uns à la suite des autres, que les blogs choisis correspondent bien à la thématique, que les billets contiennent assez de caractère, pas trop liens dans un seul billet et que les ancres sont bien variées.”

Combien coûte un post sponsorisé en 2013 ? Ici, on me me propose 150 euros.

Photo Denis TomasA. L. “150 euros, c’est raisonnable mais ça dépend de la longueur du texte souhaité et du nombres de liens, en fait, ça varie de 80 euros à 250-300 euros dans certains cas (niches particulièrement concurrentielles).”

D. T. “150€ c’est correct, c’est dans les prix pratiqués.”

Avant, on en voyait assez souvent… cela semble être plus rare. Est-ce une impression ? Ou alors les gens ne disent plus qu’ils font de l’article sponso ?

D. T. “Un peu des deux. Les agences ne font plus n’importe quoi. De nombreux sites ont celles été pénalisés. Elles cherchent des blogs à potentiel, et plus le dernier WordPress dézippé la veille.”

A. L. “De mon double point de vue de référenceur mais aussi de blogeuse, je pense que les billets sponsos seront de moins en moins efficaces à l’avenir car je pense qu’il faudra que les thématiques correspondent strictement, les mises à jour de Google seront encore plus sévères par rapport à l’achat de liens et dans l’avenir, je pense que les blogs qui accepteront d’en faire pourraient être pénalisés aussi ce qui n’est pas encore le cas.”

De la diversification grâce à SoundCloud

soundcloud logoEnfin, ça y est, je me suis décidé à me mettre à SoundCloud. Evidemment bien après les autres. Je sais les podcasts, c’est old… Peu importe. J’ai la volonté de faire aboutir les innombrables brouillons qui sommeillent dans le back end de mon blog. Et je pense que le podcast audio est une bonne solution pour cela. Mais, c’est avant tout un format très intéressant, malléable et pratique

En fait, cela fait longtemps que je pense à utiliser Soundcloud mais j’ai vraiment eu du mal à franchir le pas car je suis un enfant de l’écrit. Ecrit publié, puis-je préciser, puisque je sais très bien que l’audio nécessite aussi un travail d’écriture. Loin de moi l’idée de dénigrer le travail des gens dont le métier est de produire du son.

Pour moi, il n’est pas facile de parler à un micro, en ayant toutes les idées claires, sans faire de digressions, toussa… Quelque part, je pense que je dois remercier Marc Lescroart, chef de file des Teknophiles sur RTL.be. Mes maigres participations à ce podcast tech m’ont plu, tout en me montrant l’étendue des efforts que j’aurais à accomplir pour sortir des trucs corrects et propres.

On verra dans quelques semaines ce que cela va donner. Les remarques, conseils… seront évidemment les bienvenus.

Divers #6 : Deadline is coming

Putain de deadline :-)

Design by Don Motta

via Don Motta.

Divers #5 : Combien coûte un projet web ?

Gratuit n’est pas une option.

via Arnaud Merigeau

Via Arnaud Merigeau.

Presse : Être payé en droits d’auteur, piège à cons depuis le début

Droits d'auteurs : le win-win perdantVendredi, l’excellent pure player belge Apache publiait cet article : Quand les médias paient trop en droits d’auteur, ce sont les journalistes indépendants qui trinquent. Dans cet article est décrit dans quel piège à con sont tombés certains pigistes à cause d’une loi réinterprétée par certains éditeurs de journaux. Certains journalistes dont les revenus sont passés 100% en droits d’auteur ont dû parfois, selon Apache.be, repayer jusqu’à 20.000€ au fisc belge du fait de cette pratique. Chose qui était annoncée depuis le début mais que ces éditeurs de journaux ont nié voire voulu occulter, parfois de manière assez hallucinante. Pour preuve une discussion que j’ai eue avec François le Hodey, administrateur délégué d’IPM, groupe pour lequel j’ai travaillé de 2005 à 2009.

Pour rappel, en 2008, Didier Reynders, lorsqu’il était ministre belge des Finances, avait fait passer une loi qui avait vocation à aider les personnes qui créent des contenus (musicien, peintre, écrivain, journaliste…). Ceux-ci ne devaient plus payer que 15% sur leurs revenus du droit d’auteur. Ce qui est une excellent idée pour favoriser la création a été vu par certains (j’insiste sur le certains) éditeurs de journaux comme une aubaine. Si avant on payait, en valeur absolue, 100 à quelqu’un, il lui restait, par exemple, 60 après impôt. Avec cette nouvelle loi, d’aucuns se sont dits, “je ne vais plus lui payer que 80, il lui restera 68 après impôt…” C’est ce que François le Hodey nous avait, à l’époque, présenté comme un “win-win” mais où le plus gros win était pour lui. Evidemment. (lire la réponse de François le Hodey dans les commentaires ci-dessous)

Des éditeurs de journaux ont donc voulu passer tous les payements aux indépendants en droits d’auteur. Pareil pour une partie des salaires des salariés. Certains journalistes ont accepté mais la plupart qui sont passés sous ce régime n’ont pas eu le choix car comme autre possibilité ont leur proposait d’aller se faire voir chez les Grecs.

L’Association des journalistes professionnels a alors organisé une rencontre avec un des membres du cabinet Reynders, celui-là même qui a travaillé à la rédaction de la loi sur le droit d’auteur. Ce cher Monsieur a quelque peu été abasourdi de la lecture que faisaient certains de nos patrons de ladite loi. Et nous a vivement conseillé de ne pas passer à un paiement 100% en droits d’auteur. Selon lui, facturer 70% en prestation (imposition donc normale) et 30% en droits d’auteur était la bonne manière de pratiquer. Il nous a aussi indiqué qu’une requalification de revenus professionnels (rémunérant des prestations) en droits d’auteur est interdite. “Non seulement le fisc a de fortes chances de la refuser, mais l’INASTI, voire l’ONSS, le suivront.”

“Je comprends mieux sa loi que lui”

Le lendemain de cette intéressante rencontre, je suis donc allé voir le directeur financier du groupe IPM pour lui signifier que, d’après les conseils du gars qui a écrit la loi, j’allais facturer 70% en prestation et 30% en droits d’auteur. Après cette petite discussion, j’ai par le plus grand des hasards rencontré notre big boss François le Hodey à la machine à café. Evidemment, il était déjà au courant de la conversation que j’avais eue avec son affidé. Il m’a de nouveau expliqué l’histoire du win-win. Je lui ai retorqué qu’il était dangereux pour les journalistes de passer en un paiement full droits d’auteur, que l’attaché du cabinet Reynders nous avait recommandé de faire attention. Ce à quoi François le Hodey m’a répondu “Je comprends mieux sa loi que lui”. Et m’a dit de ne pas m’inquiéter. Cette conversation m’a définitivement convaincu d’arrêter mes collaborations avec la DH et la Libre.

Google Reader est mort depuis novembre 2011

Google Reader logoCette nuit, l’annonce est tombée : Google Reader disparaîtra le 1er juillet 2013. Google a décidé de couper ce service d’agrégation de flux RSS vieux de 7 ans. Google explique qu’il désire se focaliser sur moins de produits pour améliorer l’expérience de ses utilisateurs. Et donc arrête “avec tristesse” le service Google Reader. Le service sera encore ouvert trois mois pour tout le monde puisse déménager ses flux. Mais le 1er juillet, ce sera la fin pour un énième produit Google.

D’ailleurs concurrents et sites d’infos web ne se sont pas privés depuis lors d’abreuver Internet de toutes les solutions de sorties de Google Reader. Voici quelques tweets où vous pourrez trouver les informations nécessaires pour faire la migration de vos flux :

Cela étant dit, Google Reader était déjà mort depuis bien longtemps. Depuis le 1er novembre 2011, pour être plus précis. D’où vient cette date me demanderez-vous. Et bien, c’est à cette date que Google a lancé une nouvelle version de Reader expurgée de la fonction “Shared items” ou Eléments partagés”. Depuis lors, j’avoue ne presque plus utiliser Google Reader. (Mon blogpost de l’époque : Trop triste du nouveau Google Reader)

Au fil du temps, mon Reader s’était rempli de nombreux flux, ce qui le rendait un peu plus compliqué à suivre. Mais, avec la fonction Shared Items, il était possible de suivre juste les liens partagés par d’autres. Ce qui au final était plus intéressant puisqu’il y avait déjà eu un premier filtre avant que je ne m’attaque à ces flux. Sans cette fonction, Google Reader était devenu pour moi presque inutile.

Je n’ai pas pour autant arrêté de lire des contenus venus du web. J’ai simplement transposé mon mode de lecture des flux à Twitter. La plupart des gens que je suivais sur Reader sont aussi sur Twitter. J’ai donc créé une liste où ils se retrouvent tous ainsi que les liens qu’ils partagent. Je fais une partie de ma veille comme cela.

L’autre partie de ma veille se fait toujours sur Twitter. Je me suis fait une liste de journalistes de tous bords, de tous âges et de divers pays. Chaque jour, je profite du travail de chacun d’entre eux. Tous font, comme moi, de la veille dans diverses thématiques.

Cela me convient très bien comme ça. Peu me chaut donc que Google Reader ferme le 1er juillet prochain.